Web 2.0, le club des « mal cité »?

Michelle Blanc

Hier je lis avec étonnement l’article Méfiez-vous du Web 2.0. Je connais le journaliste et les deux personnes cités dans son article. Je suis donc un peu au dépourvu puisque les deux personnes citées me disent avoir conversé durant 45 minutes avec M. McKenna et que ce qui transpire de l’article, ne représente pas tout à fait la teneur de leur propos. J’ai aussi discuté avec M. McKenna et il me dit que le titre de l’article n’est pas le sien. En fait, son titre étais « Web 2.0 buzzword ou outil marketing? ». Déjà, l’entrée en matière prend une tout autre couleur. Ce qui est étrange de l’article est le fait que j’aide.ca est un exemple éloquent de ce que peut être le Web 2.0 et que Revolver3, ont et ont eu plusieurs contrats de mise en ligne de blogues dont celui de l’association marketing Montréal. Alors est-ce que ces gens crachent dans leur propre soupe? En fait, ce que je comprends des diverses discussions de ces intervenants c’est plutôt la position que oui le Web 2.0 c’est une évolution formidable du Web, mais pour certains de leurs clients qui ne sont pas encore rendus au Web 1.0, la marche peut être haute. De plus, en fonction des clientèles cibles qu’ils côtoient (les PME sans argent d’étudiants bien branchés par exemple) les nouveautés qui excitent les esprits et les buzzword dénudés de sens pour eux, peuvent compliquer davantage l’évolution de leurs modèles d’affaires Internet. Ce qu’ils me disent tous de surcroît, c’est qu’il y a de plus en plus de buzz autour de concepts que peu de gens finalement maîtrisent encore vraiment.

Sur un autre ordre d’idées, les antiWeb 2 habituels, nommément Michel Dumais et Embruns, n’ont pas tardé à spinner la chose. Dans le cas d’Embruns et qui est un peu rigolo, est que sur le même blogue il écrit dans un billet

Presque 40 millions d’Européens n’ont pas réalisé un achat prévu après avoir lu des commentaires d’autres consommateurs ou particuliers sur le web. 1 Européen sur 5 a changé d’avis sur les produits et services d’une société après avoir lu des blogs. 26 millions d’Européens ont déjà eu une moins bonne image d’une société après avoir lu des blogs la concernant. 60 Millions d’Européens seraient plus enclins à acheter un produit ou service s’ils lisaient des commentaires positifs sur ces produits ou services sur des blogs de particuliers. Les blogs ont changé l’opinion de 25 millions d’Européens sur les produits ou services d’une société.

 

Et que dans un autre billet on peut lire  

Le Web 2.0… …si ça n’existait pas, il faudrait l’inventer, tant cela fait vivre pas mal de bateleurs et bonimenteurs, et tant cela occupe nos conversations dans la blogosphère quand on a rien à dire d’intelligent (même Tristan Nitot n’hésite pas à se prostituer). Cependant, le vent tourne, à voir ce nouveau traitement qui naît dans la presse généraliste : “Méfiez-vous du Web 2.0”.

Disons que c’est un peu, contradictoire! En guise de conclusion, un courriel de Pascal Beauchesne suite à notre conversation téléphonique (avec sa permission).

Michel, J’dis pas que nous sommes pas à l’ère du 2.0, ça fait déjà quelques années que nous y sommes, comme tu sais… Et c’est l’avenir. Par contre l’une des responsabilités chez les leaders d’opinions & influenceurs de l’industrie est de bien sensibiliser & éduquer les décideurs sur le sujet. Seulement quelques uns - tu es l’un des premiers - maîtrise la matière et possède une approche sensible. Il est là le danger de parler de 2.0 dans son discours d’approche, il y a beaucoup trop de monde qui dise n¹importe quoi. On ne semble pas encore s’entendre, l’historique du 2.0 installe ses balises, certes, mais nous sommes en pleine instance démocratique sur le sujet. Allez trop vite, c’est faire peur. Il faut trouver une manière de modérer le discours afin que tout le monde y trouve son compte. C’est pas tout le monde qui est plongé dans cette matière quotidiennement comme nous le sommes. Tant mieux si un débat naît de cet article, faut simplement savoir “spinner” un sujet comme un journaliste sait bien le faire. Pascal.

Pour ceux qui ne savent pas encore c’est quoi le Web 2.0, visitez ma section sur le sujet

 Déjà publié sur Michelleblanc.com

19 réponses à “Web 2.0, le club des « mal cité »?”

  1. Eric Baillargeon commente :

    Ce qui fait vraiment Web 2.0 ici, c’est le mot “dans” qui a présentement le plus de valeur dans le Zoom Cloud de la colonne de droite de ce carnet. C’est un des bons exemples du “gnagna 2.0″ qui alimente les pourfendeurs !

  2. Michel Leblanc commente :

    Cher Éric,
    Sur un autre carnet, dans une situation similaire, je t’ai déjà surnommé “oeil de lynx”. Encore ici ton acuité frappe… Le mot chaos ressort aussi. Est-ce la voix du destin?

  3. pascal commente :

    Hi,
    Nous sommes à la découverte du Web 2.0 et relatons notre voyage sur http://web2tour.blogspot.com

  4. Les silencieux commente :

    Mon cher Michel,

    Encore une fois tu nous surprends avec ta ligne de défense dénuée de faits et d’arguments d’affaires utiles à l’amélioration du Web au Québec.

    Défendre le web 2.0 sans une expertise concrète dans la conduite de projet Web 2.0 dans les organisations démontre que lire des articles sur Internet comme seule base d’analyse démontre le danger à embrasser une cause sans en connaitre la portée réelle sur les organisations…

    Le but des organisations est de faire évoluer leurs modèles d’affaires et si elles ont besoin de super analystes sans réalisations nous sommes à un point culminant non pas de la méconnaissance des concepts web par les organisations, mais un acharnement non fondés des pseudo spécialistes sans expérience concrete.

    Dans ton prochain billet au lieu de t’en prendre aux organisations et aux personnes qui essaient de porter le débat plus loin, je t’invite à faire tes devoirs et à exprimer avec des faits concrets basés sur TES réalisations pquoi? le web 2.0 est si important et pquoi il y a urgence d’agir? pourqu’elles organisations tu as effectué des projets qui sont aujourd’hui un succès québécois ?

    S.V.P. cités des articles sur le web nous sommes assez grands pour les trouvez, (il y a des outils web 2.0 qui sont capables de le faire) nous cherchons à faire évoluer le web au Québec et non pas le web 2.0 nous cherchons à mettre en place des modèles fiables et créateurs de valeur et non pas juger les gens sur la place publique.

    Svp ne pas prendre ce commentaire personnel, mais il est temps d’arrêter de parler pour parler ou copier pou copier mais je suis d’accord pour créer et innover…et svp éviter de juger les personnes mais arrêtez vous aux concepts.

  5. Michel Leblanc commente :

    Cher silencieux anonyme et probablement trouillard de signer ton commentaire

    Pour ton assertion à l’effet que mon argumentation serait dénué de fait, je t’invite à visiter les nombreuses pages de faits et d’informations de la catégorie Web 2.0 de mon blogue personnel. Peut-être que cela t’éclairera?

    Pour ton assertion sur mon manque d’expertise dans la conduite de projets Web et Web2.0 dans les organisations, elle est dénuée de fondements et dans tous les cas « cheap » et sans rapport. À cet effet, le fait que je n’expose pas les succès de mes clients est peut-être dû à plusieurs phénomènes dont, par exemple :
    -les clauses de « non-disclosure agreement » que je me dois de signer étant donné que je travaille dans la sphère sensible du conseil stratégique;
    -le fait que les avantages compétitifs que procurent mes conseils, se doivent de le demeurer en ne les ébruitant pas outre mesure;
    -le fait que pour qu’un astrophysicien parle des étoiles avec un discours sensé, il ne soit pas nécessaire d’avoir marché sur celles-ci;
    -le fait que pour qu’un cancérologue guérisse ses malades, il ne se doit pas d’être cancéreux lui-même; d’ailleurs, s’il l’était, il ne pourrait aider ses malades longtemps;
    -le fait qu’au Québec, nous ne soyons pas la contrée la plus en avance sur les pratiques Web;
    -le fait que pour discuter d’innovations, il y a toujours cette part « de la pratique usuelle » qui n’est pas encore rendue là.

    Mais laisse-moi te rassurer. Pour vérifier que je ne suis pas un néophyte qui ne parle qu’au travers mes lectures (quoique ce ne soit pas un défaut en soi puisque Claude Lévi-Strauss le brillant anthropologue a fait énormément avancer sa science dans sa pratique d’ethnographie comparée, au travers de ses lectures), je t’invite à cliquer sur mon profil LinkedIn et à vérifier par toi-même les nombreuses « liches » de mes clients, pour des mandats de conseils Web, très concret et sur le plancher des vaches. Aussi, sache que ma pratique n’est pas que québécoise. Elle est internationale. Sache aussi que bien que je ne sois pas un modèle d’humilité, je ne suis pas non plus une montagne de vantardise. Pour ce qui est de l’assertion que je m’en prends aux individus ou aux organisations, je suis maître de moi-même et responsable de mes paroles et actes. Si certains d’entre-eux sont blessés ou outrés par mes propos qui ne sont pas cachés derrière un anonymat de trouillardise, ils peuvent me rejoindre et m’exprimer leurs griefs de façon immédiate et sans détour.

    Finalement, si tu es fatigué de lire mes soi-disant résumés d’articles Web que tu peux trouver par toi-même, alors va les lires ailleurs.

    Oui je le prends personnel puisque tes affirmations gratuites et fallacieuses me pointent directement.

  6. Muriel commente :

    Ouep ! Ça barde ici. Étonnant tout de même de voir avec quelle facilité les gens s’expriment sous le couvert de l’anonymat.

    Peu importe les idées qui sont débatues sur ce blogue, je trouve que ceux qui ont le mérite de s’exprimer sous leur identité propre (au risque d’être parfois un peu grande gueule), ont toute mon admiration. Qui qu’ils soient. Je vous invite à commenter au besoin…

    À bien y penser d’ailleurs, ça en dit long aussi sur le profil psychologique des blogueurs. Vu sous ce nouvel angle, je me demande d’ailleurs si il n’y aurait pas un bon billet à faire là-dessus… À suivre.

  7. Louis Delage commente :

    Ma mâchoire vient de décrocher en lisant l’article de Technaute… Lorsque je lis,«Les flux RSS, les wikis, on ne sait pas trop ce que ça donne, dit-il. En tout cas, ça ne rapporte pas d’argent. En plus, il existe des formules plus simples qui peuvent connaître bien plus de succès.»

    Je suis du côté client. Oui, celui des entreprises qui cherchent comment faire le pont entre le Web 2.0 et leur modèle d’affaire. Je trouve que ce débat (et également l’article paru dans Technaute) manque sérieusement d’exemples concrets. En voici trois :

    Fil RSS
    Burpee - Ce producteur qui vend des semences par catalogue aux horticulteurs, utilise sur son site des fils RSS pour faire connaître ses nouveaux produits. Les résultats montrent que ses clients qui utilisent un fil RSS pour découvrir ses nouveautés, achètent quatre fois plus! Payant, payant!

    Réseau social
    KLM qui vole régulièrement vers la Chine a constaté que ses clients d’affaires qui partaient pour la Chine avaient besoin de mieux connaître le milieu d’affaires chinois et de mieux développer des contacts d’affaires. La réponse de KLM a été de créer (le 31 mai dernier) le China Business Club for Entrepreneurs en ligne (Version MySpace pour entrepreneurs voyageant en Chine). Bref, comment se rendre encore plus pertinent tout en augmentant la loyauté associée à la marque.

    Wiki
    eBay a créé un wiki pour permettre à ses clients de partager leurs connaissances et leurs expériences avec eBay. Cela notamment a permis à eBay de libérer des ressources qui répondaient aux clients et de capitaliser sur un bassin de connaissances unique, celles de sa clientèle. Brillant, n’est-ce-pas!

    Pendant que je raccroche ma mâchoire, je suis certain que vous trouverez ces exemples édifiants et que cela vous amènera à poursuivre ce débat, que vous soyez d’accord ou non (mais jamais de façon anonyme), dans l’espace du concret et du réel pour les entreprises.

  8. Guillaume Brunet commente :

    Je n’en reviens pas moi non plus de lire la tournure de la conversation sur cette contribution. Je suis pour les opinions divergentes, tranchantes et même dérangeantes. Par contre, il faut avoir le courage de ses opinions et la façon dont certains ce sont exprimé ici me dégoûte.

    Michel a le mérite de s’exprimer et défendre ses opinions en son nom. Que les lâches se montrent pour enrichir le débat.

    Félicitations Michel d’avoir permis la publication de ce commentaire lâche et félicitations d’y avoir répondu avec classe.

    Web 2.0, 2.1, 3.0, on s’en fiche on veut juste échanger dans le respect pour le bienfait de l’évolution du Web.

  9. Blogue marketing interactif de l’Association marketing de Montréal » Blog Archive » Web 2.0 - Les chiens aboyent… commente :

    […] Je lis que le grand débat sur la pertinence et la viabilité du Web2.0 se prolonge. Voir billets Le Club des mal cités  et Web 2.0 juste bon pour des familles d’autistes rivés sur leurs écrans !. Permettez-moi de l’interrompre pour vous offrir un petit interlude à saveur humoristique; histoire de se détendre un peu les machoires ou les doigts… […]

  10. Stephane Dumont commente :

    Bonjour à tous,

    Je vois qu’il y a eu beaucoup d’action sur notre blogue ce week-end et c’est très bien ainsi. Pour les intéressés, je tiens à dire que les “silencieux” ne viennent pas de l’agence Revolver 3, je trouvais important de le spécifier.

    Je ne suis pas contre les tempêtes de verre d’eau, tant que le tout se
    déroule dans le respect. De plus, j’aimerais juste mettre en perspective la position de Revolver 3 face à cet article. De toute évidence, nous sommes en désaccord avec la tournure de l’article.

    Sans dire que l’agence a été mal cité, les journalistes prennent des
    éléments de la discussion, seulement des éléments. D’autre part, nous n’endossons pas les propos de M. Bernatchez bien que nous respections son point de vue sur le sujet.

    Il faut re-mentionner également que l’angle et le titre de l’article a été
    changé par la haute direction (au dire de M. McKenna lui-même). Ça change toute la perspective de l’article et ça teinte nos propos.

    Au plaisir de vous lire,
    Stephane

  11. Eric Baillargeon commente :

    Wow ! On se croirait dans le Pssst de l’époque ici. Un bel exemple de Troll 0.0

  12. Michel Leblanc commente :

    Merci à Éric, Pascal, Muriel, Louis, Guillaume et Stéphane pour vos commentaires ou précision. Cette expérience de Troll anonyme est une première pour moi et me saute au visage après plus de 1000 commentaires déjà présents sur mon propre blogue. J’en développe un respect renouvelé pour Michel Dumais, Embruns, Mohamed kahlain qui m’a affronté à visage découvert et tous ces autres qui ne sont pas d’accord avec le Web 2.0 et qui ont le courage de leurs convictions. Moi-même je n’ai jamais crû ou avancé que le Web 2.0 était le remède à tous les maux du Web. D’en discuter cependant, ouvre des perspectives qui peuvent permettre l’éclosion de pratiques d’affaires plus rentables. C’est un peu ça aussi l’essence du Web nouveau. Le partage des connaissances permettant l’élévation.

    Pour les trolls et trouillards d’opinions qui s’abaissent à poignarder vilement dans le dos, la loi du karma s’appliquera à vous et je m’en remets à celle-ci.

    Aussi, voici la retranscription d’un commentaire de Pascal Beauchesne de Revolver3

    Michel

    quand tu mentionnes dans ton commentaire fait aux silencieux :

    “-le fait que pour discuter d¹innovations, il y a toujours cette part « de
    la pratique usuelle » qui n¹est pas encore rendue là.”

    C’était mon axe principal lors de l’entretien pour les fins de l’entrevue…
    la nécessité de bien réfléchir avec l’avènement de ce nouvel eldorado est
    primordiale si l’on désirent innover, être stratégique.


    Pascal.
  13. Chrystian Guy commente :

    On est juste tanné des buzzwords… Web 2.0 est un buzzword… Ça ne veut rien dire. Il n’y a rien qui indique qu’on passe d’une version 1.x à 2.0… Come on, Google web 2.0? Ça date d’avant l’an 2000!!

    Les blogs sont des pages perso avec un moteur CMS dans le derrière, rien de plus, rien de moins.

    Les tags? Meta-données peut-être… présentes en HTML et même dans les vieilles versions de MS Word! Oh, so 2.0!

    Vous n’êtes pas crédibles les mecs à vouloir ‘défendre’ le Web 2.0. Vous vous accrochez à un pseudo-nouveau paradigme qui au final correspond à votre pitch de vente. VOUS AVEZ DE QUOI À VENDRE. Un point c’est tout…

    Si le Web 2.0 était si démocratisant pour la techno… vous n’auriez plus rien à vendre… pensez-y!

    Et si le Web 2.0 était une évidence, il n’y aurait pas de débat. Y a-t-il un débat sur l’existence du Web ou d’Internet?

    Arrêter de niaiser les mecs…

  14. Meschino commente :

    Ouais…je crois que cela ne sert à rien de polémiquer…c’est aussi ça le web, laisser le choix de s’exprimer sous couvert de l’anonymat !!
    Passons…pour ce qui concerne les fils RSS et wikis, cela est important de les utiliser pour une meilleure diffusion des sites qui les offrent…on diffuse au plus large.
    C’est de la promotion facile !!
    Pour les Wikis, c’est aussi un service clientèle directe entre consommateur, facile, qui génère aussi du traffic !!
    Ces outils sont faciles à installer et apporte un bonne valeur ajoutée au site.
    Pour le débat du web 2.0…c’est un mot pour le marketing. Le plus important est que le web est de plus en plus accessible, au plus grand nombre et se démocratise grâce à ces nouveau outils ou plutot à des outils plus adapté à l’internaute lambda.
    A+

  15. Marie-Julie commente :

    Stéphane Dumont écrit: «Sans dire que l’agence a été mal cité, les journalistes prennent des éléments de la discussion, seulement des éléments.»
    Encore faut-il que la personne interviewée soit capable de bien livrer son point de vue, d’exprimer de façon claire et concise son opinion… et de mettre l’accent sur les points importants, histoire que le journaliste se serve de cet angle pour construire son article.
    Il y a toujours deux côtés à la médaille: la faute n’est pas toujours celle du récepteur… il y a aussi l’émetteur dans le match (pour ceux et celles qui ont suivi de cours de communication)!
    au plaisir!

  16. Étienne Denis commente :

    Au sujet des titres et des citations, il ne faut pas oublier comment le journalisme fonctionne.

    C’est le journaliste qui décide de ce qui sera publié, pas sa source. C’est donc normal qu’après une heure de conversation, le journaliste ne retienne que quelques bouts. Si vous voulez comprendre pourquoi, allez interviewer votre beau-père sur son hobby préféré. Puis interviewez quatre ou cinq autres passionnés du même hobby. Vous le constaterez: au final, votre texte ne contiendra que quelques extraits de la conversation avec le beau-père, et ces extraits ne seront pas représentatif. Ensuite, eh bien vous proposerez deux ou trois titres pour votre acticle. Quelqu’un, quelque part, en écrira un plus accrocheur. C’est comme ça que ça marche. L’alternative consiste à acheter de la pub. Ou à acheter son propre média.

    Ou plutôt: l’alternative, c’est de créer son propre média. Très Web 2.0 finalement… avec tous les problèmes d’absence de public que cela suppose.

    Web 2.0? C’est un mot simple (et accrocheur) pour nommer une réalité complexe. Il faut juste faire attention pour ne pas franchir une limite où le concept devient réducteur. Et quandon laisse entendre que le passage de 1.0 à 2.0 est un saut quantique, genre on/off sans aucun intermédiaire, c’est assez réducteur.

  17. Mathieu Bernatchez commente :

    Bonjour!

    Je suis l’autre “mal cité” de l’article de Technaute, je voulais simplement étoffer ma pensée!

    Je ne suis pas contre le Web 2.0, bien au contraire. Je pense simplement que les entreprises maîtrisent tellement mal le “Web 1.0″ (ou le Web en général, tout simplement) que ce sont les pratiques Web de base qui devraient faire l’objet des discours en affaires électroniques, plutôt que les 2 ou 3 wikis ou machins en AJAX qui font la joie de quelques geeks.

    Encore aujourd’hui, en 2006, plusieurs sites :

    - Ne sont pas optimisés pour le référencement organique (ils se classent très mal dans Google)

    - Obligent à “scroller” de gauche à droite en 800×600, alors que de plus de 20% des internautes utilisent cette résolution ou ne naviguent pas en plein écran

    - Utilisent une écriture tellement petite qu’elle est difficile à lire (ce blogue en est un bon exemple non?)

    - Proposent des processus transactionnels interminables avec des taux d’abandons extrêmement élevés

    - Ne mesurent à peu près rien et ne connaissent pas les parcours types des visiteurs

    - Affichent mal leurs produits, parfois sans les prix

    - Font de la pub Adwords (ou pub en général) sans “landing pages”

    Et je ne parle pas ici de PME, beaucoup de grandes entreprises dépensent des sommes folles dans des sites nuls.

    Il y a beaucoup de petites trucs simples et pas chers qui feraient gagner (ou sauver) beaucoup d’argent aux entreprises sur le Web. Et beraucoup plus simples à gérer que des communautés en ligne ou des “communications bi-directionnelles avec les utilisateurs”!

    Les entreprises qui réussissent avec des trucs Web 2.0 sont extrêmement rares. Parmi toutes les entreprises qui réussissent sur le Web (il y en a plusieurs), une INFIME minorité le fait avec des trucs 2.0.

    Mais puisque c’est ce dont tout le monde parle, toute le monde se démarre son nouveau concept Web 2.0 en même temps… Combien de blogues et de communautés en ligne sont en train d’être créées en ce moment? C’est exactement comment en 1997, où tout le monde se démarrait son encan en ligne ou son “e-magasin”… Combien ont été rentables?

    Je me dis que faire la même chose que tout le monde, ce n’est pas une super “opportunité d’affaires”…!

    Pour terminer, un article de Jakob Nielsen super intéressant à ce sujet :

    http://www.useit.com/alertbox/design_priorities.html

    Voilà, sinon passez une bonne journée!

    Mathieu Bernatchez

  18. Michel Leblanc commente :

    Cher Mathieu

    Merci de tes précisions. À ce propos, je t’invite à lire ou relire mon billet http://www.michelleblanc.com/2006/11/29/reflexions-bulle-2-0/

  19. Blogue marketing interactif de l’AMM-PCM » Blog Archive » Un an et toutes ses dents commente :

    […] Web 2.0, le club des « mal cité »? […]

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