La rédaction Web ou l’art de tisser sa toile!
Par Aurelie Ponton, le 20 novembre 2008
Dans le domaine de la rédaction Web, l’hyperlien est incontournable. Il représente un aspect important d’une bonne expérience utilisateur. C’est un atout pour le référencement, la navigation, mais aussi pour l’aspect marketing du texte. Artère reliant les contenus entre eux, il donne forme à la notion d’interactivité d’une bonne rédaction Web.
Toutefois, l’hypernavigation, ou “navigation des hyperliens”, est une facette de la rédaction Web beaucoup plus complexe qu’il n’y paraît.
Les principes de l’hypernavigation
Atout de plusieurs rédacteurs Web, les hyperliens doivent être utilisés de façon judicieuse. Il ne suffit pas seulement d’en insérer partout, il faut les faire jouer en faveur du texte.
Voici un survol des grands principes de l’hyperlien:
- Limiter le nombre d’hyperliens (maximum 5 par texte);
- Rédiger des hyperliens précis;
- Rédiger des hyperliens de 3 à 5 mots maximum;
- Éviter les hyperliens menant 2 fois au même contenu;
- Souligner les hyperliens à l’intérieur du contenu Web;
- Ne pas souligner du contenu sans hyperlien;
- Assurez-vous de fournir des hyperliens qui fonctionnent;
- Utilisez des couleurs standards pour indiquer les hyperliens visités des non visités;
- Insérez des hyperliens ouvrant dans la même fenêtre (sauf si pictogramme indiquant l’inverse);
- Accompagnez les hyperliens d’un court texte descriptif.
Tout est toujours une question d’expérience utilisateur. Rédaction Web, architecture Web, ergonomie Web, l’utilisateur doit toujours être au centre de la réflexion. Donc, pour atteindre une expérience utilisateur réussie, il faut savoir agir pour l’internaute. Il faut savoir prendre sa place derrière la machine et se demander comment lui rendre la vie agréable au maximum. Rappelons-nous que la technologie est au service de l’humain et non le contraire.
Jakob Nielsen, Jean-Marc Hardy et Daniel Lafrenière se sont prononcés sur la question des hyperliens. Nous oublions sans doute plusieurs experts qui en auraient long à dire sur les “bonnes pratiques” en la matière.
Toujours est-il que le constat reste toujours le même. L’hyperlien se doit d’être au service de l’expérience utilisateur. Il doit être facile à repérer,pertinent et être proposé en quantité raisonnable. Rappelez-vous sur les utilisateurs ne cliqueront pas sur tous les hyperliens proposés.
Pour conclure
L’hyperlien est incontournable en rédaction Web.Il aide le référencement, la navigation à l’intérieur du texte, bref, il contribue à une expérience utilisateur réussie.
Cependant, si l’on souhaite pouvoir en faire bon usage, il faut respecter certaines lois dictées par l’ergonomie éditoriale ou la rédaction Web. Si l’hyperlien joue un rôle important dans le rayon de la rédaction Web, il faut faire en sorte qu’il puisse remplir à plein ses fonctions.
Gardez toujours en tête qu’une bonne rédaction Web s’effectue dans la concision, la pertinence et la conscience de son lecteur.
Sujet : Communication, Contenu, Ergonomie et utilisabilité, Marketing Internet |
17 réponses à “La rédaction Web ou l’art de tisser sa toile!”
Commentaire
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Le 21 novembre 2008 à 4 h 32 min
Merci pour cet article, c’est un sujet intéressant. J’ai l’impression toutefois que nous n’avons pas tous les mêmes “lois” que l’on cherche à appliquer :
- pourquoi vouloir limiter à 5 liens par texte ? Déjà, cela dépend de la longueur du texte non ? Que pensez-vous du nombre de liens dans le contenu des articles Wikipedia ?
- c’est vrai que 3 à 5 mots par lien c’est un bon “repère”, mais je pense qu’on peut sans problème en mettre plus (comme vous le faites dans les liens qui mènent à cet article ou dans la blogroll)
- les couleurs standards pour les liens, c’est dépassé non ?
Le 21 novembre 2008 à 14 h 45 min
Très bon post!
J’ajoute quelques idées à http://blogue.90degres.ca/redaction-web-lart-de-lhyperlien .
(Attention, je vais être baveux!
Tu dis “Ne pas souligner du contenu sans hyperlien”… mais tes intertitres sont soulignés?
Le 21 novembre 2008 à 15 h 19 min
Bonjour Olivier, merci pour ce commentaire.
Concernant les règles, il est évident qu’elles peuvent varier d’une perspective à l’autre mais en général, je suis d’avis que certaines constantes gagnent à être observées.
1. Pourquoi limiter? Parce que trop, c’est comme pas assez selon moi (et certains autres). Il est clair que le nombre d’hyperliens varie toujours en fonction de la longueur du texte. Il est aussi certain que plus il y aura d’hyperliens, plus le référencement s’en trouvera amélioré. De plus, le partage d’informations ne doit jamais être considéré avec une perspective limitative (Wikipédia en est un bon exemple en effet). Cependant, insérer des hyperliens à l’excès ne fera qu’étourdir le lecteur qui ne prendra pas le temps de tous les consulter.
Toutefois, il est vrai que l’hyperlien qui plaît à un ne plaira pas nécessairement à l’autre donc peut-être qu’il est plus prudent d’en insérer davantage. Je n’ai pas “établi” cette règle mais je vais peut-être la remettre en question suite à cette réflexion.
2. Pour le nombre de mots par hyperlien, je crois qu’il s’agit d’avantage d’un chiffre servant en effet de “repère”. S’il est pertinent d’intégrer 7-8 mots dans l’hyperlien voir plus, il ne faut pas se restreindre pour une règle de la sorte. Par contre, je crois qu’il est important de toujours se demander si l’action est posée dans un contexte de pertinence. Je reste d’avis que trop, c’est comme pas assez.
3. Pour ce qui est des couleurs standards, je modèrerais peut-être un peu mes propos en disant des “couleurs faciles à repérer.” Que le lien soit vert ou bleu, ça ne change pas grand chose. Par contre, il est important que l’usager puisse premièrement distinguer rapidement où se trouve les hyperliens et ensuite, pouvoir facilement différencier ceux qu’ils a consultés au cours de sa lecture.
Il y a une grande importance à accorder au référencement mais également à la qualité de la visite de l’internaute donc une sage balance des deux.
Donc voilà, qu’en pensez-vous?
Le 21 novembre 2008 à 15 h 24 min
T’es peut-être baveux Étienne mais t’es pertinent donc merci… (fatiguant!!:P);)
T’as vu, j’ai changé mes sous-titres !!!:P
Le 24 novembre 2008 à 10 h 39 min
L’hyperlien a aussi une fonction communautaire énorme quand on parle d’articles de blogs. En citant en source un collègue blogueurs celui ci en est très rapidement tenu au courant par les outils tels que technorati ou encore par les outils d’analyse de traffic comme google analytics.
En somme la technique de l’hyperlien peut aussi être utilisée pour “attirer” des lecteurs eux mêmes rédacteur de blog, se développer un réseau autour de son blog ou encore créer une dynamique sur un article.
Le 24 novembre 2008 à 16 h 31 min
Je suis bien d’accord avec toi Grégoire! On m’a déjà présenté la notion que tu exposes comme de “l’ego-surfing”. Une technique bien efficace… surtout dans une industrie comme la nôtre;)
Le 24 novembre 2008 à 16 h 55 min
Bonjour,
article très intéressant qui confirme mes pratiques comme formateur à la rédaction web.
J’ajouterais juste que lorsque deux liens sont contigus, ils doivent être discriminants. Un exemple: “news” et “nouveautés” placés l’un à côté de l’autre comme liens hypertextes (contigus) ne sont pas discriminants (on ne voit pas trop la différence entre l’un et l’autre).
Entre revanche entre les mots “vintage” et “nouveautés”, on voit bien les deux types d’infos très différentes vers lesquelles on sera amené.
Et puis, pourquoi pas plus de cinq liens ? Pour éviter à l’internaute un effet labyrinthe, et une lecture trop discontinue.
Le 25 novembre 2008 à 19 h 42 min
Merci de tes commentaires Phil! Pertinent toute cette matière. Je trouve très intéressant cette présentation des liens contigus. Jean-Marc Hardy s’était lui aussi prononcé sur la question.
Ça s’inscrit dans la logique de précision de l’hyperlien finalement je crois.
Le 27 novembre 2008 à 16 h 51 min
Merci pour ce très bon texte.
Je suis d’avis que de mettre trop d’hyperliens dans un texte est agaçant. Ça peut nous donner l’impression que si l’on ne consulte pas tous les liens, on ne saisira pas toute l’information, on va passer à côté de quelque chose.
De plus, j’ai parfois le sentiment qu’on insère beaucoup d’hyperliens afin d’éviter d’avoir à expliquer ou synthétiser un concept. On s’attend alors à ce que l’usager s’informe à l’aide des liens fournis…
Pour ma part, je préfère un texte complet en soi et pour lequel on saisi le propos en entier même si l’on ne va pas sur les hyperliens présentés.
Je pense que l’hyperlien devrait avoir une fonction complémentaire.
Alléger le texte, oui, mais gare à ne pas entraver la compréhension.
Le 28 novembre 2008 à 12 h 36 min
Merci Dorianne! Toujours apprécié:)
Tu vois, je suis aussi de ton avis à priori. Innonder un texte d’hyperliens… pas trop trop dans mes façons de faire.
Par contre, je comprends les besoins de SEO qui peuvent être comblés par une insertion plus massives d’hyperliens.
Me positionnant toujours du point de vue de l’utilisateur, je dois dire que je tente toujours de lui faciliter la vie un maximum. Je tente donc de rédiger un texte explicite afin d’illustrer suffisament mon point et proposer les hyperliens comme des compléments d’informations mais ui ne sont pas nécessaires à la bonne compréhensions du message que je tente de faire passer.
Bien que les sources citées aient une influence directe sur la perception du texte, je suis d’avis que le message véhiculé à l’intérieur d’un billet devrait pour être “autonome”, fonctionner par lui-même. Qu’en dis-tu?
Le 28 novembre 2008 à 13 h 24 min
Le texte doit être autonome, oui, c’est très bien dit ça.
On pourrait même dire auto-suffisant.
Le 28 novembre 2008 à 13 h 44 min
Auto-suffisant, en effet! Les rédacteurs Web ne devraient jamais considérer l’hyperlien comme nécessaire à l’élément “compréhension” du texte mais bien comme un complément d’information. Complément nécessaire dans l’ensemble de l’approche mais tout de même, un complément.
Dans la même lignée, dirais-tu que tous les éléments d’un texte Web devraient être auto-suffisants? Devrait-on considérer qu’aucune interdépendance ne devrait être présente ou palpable entre les différents éléments d’un texte Web?
Le 1 décembre 2008 à 16 h 29 min
Le but est de créer un tout cohérent, chaque élément ayant son utilité propre. Est-ce fou d’affirmer que le texte web devrait être aussi bien compris avec ou sans ses hyperliens ?
J’utilise souvent les liens pour réaliser des textes courts suivi par des invitations à continuer vers un sujet de leur choix (plus sur l’entreprise, consulter le catalogue, nous contacter). C’est souvent une bonne façon de ne pas perdre les gens en route en les incitant à continuer la visite. On évite ainsi qu’ils retournent au menu et se posent la question “où je vais maintenant ?”.
Dans l’optique où ces liens sont complémentaires, j’ose affirmer que oui
Le 1 décembre 2008 à 16 h 32 min
Voilà une vision éclairée… à mon humble avis:P Merci Dorianne pour ta participation active en rapport à ce billet.
Le 2 décembre 2008 à 3 h 36 min
Très intéressants vos commentaires ! Par contre j’imagine que vous devez considérer Wikipedia comme le pire exemple à ne jamais suivre
Le 2 décembre 2008 à 13 h 10 min
Olivier, il y a autre chose que le sacro-saint référencement dans le Web!:P
Non pour te répondre plus sérieusement, je te dirais que je ne considère pas Wikipedia comme un exemple à ne pas suivre. Au contraire, je trouve que c’est vraiment bien pensé.
Ce que j’aime plus particulièrement, c’est la structure avec laquelle c’est présenté. Tu lis le texte en question qui t’a amené sur le site et les hyperliens que tu consultes pendant ta lecture te redirige mais toujours à l’intérieur du “terrain Wikipedia”.
Les hyperliens “sortants” ne sont présentés que dans le bas de l’article. C’est donc beaucoup moins mêlant. Oui, il y a beaucoup beaucoup d’hyperliens, c’est vrai. Mais on parle ici d’une encyclopédie qui présente un contenu informatif et aux objectifs “uniformes”. Tu sais pertinemment que si tu cliques sur un hyperlien à l’intérieur du texte, tu tomberas sur un autre source d’information au niveau et au style relativement équivalent.
Je peux te dire toutefois à quel point je me rends compte, au fil des réflexions, qu’il y a vraiment 2 écoles de pensées pour les hyperliens;)
Le 13 décembre 2008 à 16 h 46 min
Dans ce cas, pourquoi dire qu’il faut absolument limiter le nombre de liens ? Dans une page Wikipedia, on peut en trouver des dizaines. Je disais simplement dans mon 1er commentaire que les liens (intégrés au contenu) peuvent être utiles à l’internaute ET au référencement…
“il y a autre chose que le sacro-saint référencement dans le Web!” : je pense qu’on peut sans problème concilier tout ça mais bon… On ne va pas épiloguer !