Dupliquer ses billets - Pour ou contre ?
Par Muriel Ide, le 14 mai 2008
Et surtout Pourquoi?
Ça fait un petit temps que cette question me trotte dans la tête. Le commentaire de Guillaume Joly sur ce billet m’a motivé à écrire celui-ci. La question est simple : pourquoi dupliquer des contenus dans des blogues parallèles quand on est soi-même l’auteur ?
Entendons-nous bien, il ne s’agit pas de reprendre une citation et la mettre en contexte dans un billet “neuf”, mais bien de dupliquer ses propres contenus. J’ai moi-même dupliquer des contenus à l’occasion du Webcom de novembre, mais ce n’est pas une pratique systématique. J’avais un peu l’impression de bégayer…
Carl-Frédéric De celles parlait du même phénomène pour les conférenciers Webcom aujourd’hui il parlait de “template-speaker™” ou le “conférencier-gabarit™”; cette tendance à dupliquer les contenus.
Sur ce blogue collaboratif, Michelle Blanc, Guillaume Brunet semblent le faire systématiquement. Isabelle Lopez, notre recrue s’y met aussi.
Quelles sont les motivations de blogueurs qui agissent de la sorte ?
Si c’est le référencement, c’est louable, mais franchement, pour le lecteur, c’est pas fort.
Michelle m’a déjà confiée que c’était pour nous apporter plus d’achalandage. Quand à Guillaume, je ne sais pas trop pourquoi. Les autres ? Geoffroi ? Étienne ? François ? Aurélie ?
Et vous les lecteurs, qu’en pensez-vous ?
Sujet : Blogues d’affaires, Communication, Contenu, Marketing Internet, Référencement, Tendances, Web 2.0, «Parce que ça me tente» |
24 réponses à “Dupliquer ses billets - Pour ou contre ?”
Commentaire
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Le 14 mai 2008 à 23 h 00 min
Effectivement ce n’est pas fort si tel quel. D’ailleur un filtre dans mon agrégateur les exclus automatiquement. Par contre, cela peut être - et souvent est très-, pertinent si le billet publié ailleurs est bonifié des meilleurs commentaires (pour et contre) évidemment.
Une autre tactique qui m’exècre, - et dont je vous dévoile en sortie de garde-robe ce soir -, c’est la reprise d’un billet d’un pair avec 2 ou 3 gros paragraphes lié en lien au complet. C’est difficilement lisible et amoindrit au maximum la personne source au niveau SEO. Qui se reconnais(se) s’assume et se corrige !
Le 14 mai 2008 à 23 h 30 min
J’avoue que je suis pas mal contre. Je suis aussi abonné à tous ces fils RSS et je trouve toujours spécial de voir apparaître à quelques minutes/heures d’intervalle le même billet sur un autre blogue.
Maintenant, je comprends très bien les auteurs de ces blogues et l’avantage de cette approche est indéniable. En dupliquant le contenu, on a pas besoin de trouver du nouveau matériel pour alimenter 2 blogues…et on obtient plus de résultats avec la même idée.
Ce que je trouve dommage par contre, c’est qu’on se retrouve dans une situation où on peut retrouver plein de commentaires sur 2 blogues plutôt qu’un seul, on dilue la discussion à plusieurs endroits. C’est pas que je considère que la discussion ne peut pas être partout, mais quand c’est exactement le même billet!
J’imagine que les principaux intéressés vont expliquer leurs raisons, mais ça risque de ne pas être très bon pour ce blogue, car si on leur demande de faire un choix, plusieurs blogueurs risquent de choisir leur blogue personnel puisqu’ils en ont le contrôle. Délaisseront-ils le blogue de l’AMM par faut de temps? Trouveront-ils d’autres sujets à traiter sur ce blogue? Ça risque de dépendre pas mal du nombre de visites sur le blogue de l’AMM car pour plusieurs, l’important c’est d’être lu!
Le 15 mai 2008 à 13 h 32 min
C’est comme publier dans un journal qui s’adresse à un groupe et dans un magasine qui s’adresse à un autre groupe… On risque de toucher plus de monde. Si des individus font parti des 2 groupes, ben là, on espère que d’être lu 2 fois, ça fera mieux passer le message!
C’est pas le principe de la pub, la répétition?
Le 15 mai 2008 à 13 h 51 min
François, j’aime ton exemple du magazine et du journal. Toi, en tant que lecteur, tu aimes cela lire les même choses dans ton journal et ton magazine favori ?
ce que tu me dis là, dans le fond, c’est un peu comme écouter la radio de SRC la première chaîne et Espace Musique ? Un bel exemple de convergence finalement adapté au web ?
Le 15 mai 2008 à 16 h 08 min
Ce phénomène en agace plus d’un c’est certain.
Certains blogues ou webzines collaboratifs l’interdisent même complètement.
J’avoue ne pas être blanche comme neige et avoir déjà pratiqué la “duplication” mais par manque de temps plutôt que par manque de choses à dire.
Chaque fois que je l’ai fait par contre, c’est mon blogue personnel qui “écopait”. Ce que je veux dire, c’est que mon blogue perso a toujours été nourri en deuxième. J’en faisais donc une “fenêtre ouverte” sur mes écrits dans la blogosphère. Ceux qui me lisent parce qu’il m’apprécie en tant qu’auteur pouvaient donc avoir de choisir parmi les différents types de billets. Étant spécialisée en contenu, j’en faisais, d’une certaine façon, un portfolio personnel.
Je suis d’accord avec François qui parle des différents publics cibles et d’une convergence des contenus. Il faut cependant garder en tête que l’une des plus grande richesse de la blogosphère est sa diversité. Tentons donc de la nourrir en variant le menu!;)
Le 15 mai 2008 à 20 h 40 min
Imaginez une seconde si on commence à dupliquer…les commentaires!
Qu’est-ce que ce serait drôle…et triste en même temps…
Pour revenir à votre sujet, je pense qu’il faut tolérer un certain degré de laxisme, la blogosphère francophone est tellement petite (au risque de me faire lapider par toute la communauté) que tout devient facilement visible.
Alors une solution ? Ben oui, traduisez vos billets dans une autre langue!
Le 15 mai 2008 à 22 h 34 min
Tout d’abord, je tiens à remercier Muriel Ide d’avoir bien voulu donner suite à mon commentaire. Personnellement, je lis un blogue pour la personnalité de son auteur(e) plus que pour le contenu comme tel. Un blogueur qui ne fait que relater des faits, que résumer du contenu qui existe déjà, que parler de ce qu’il/elle connaît ou de ce qu’il/fait sans jamais donner son opinion sur la chose ne me gardera pas longtemps comme lecteur. Je suis comme tous les internautes sur le Web : je suis exigent, je suis impatient et je ne pense qu’à mon propre plaisir/bénéfice.
Amener de l’achalandage est une chose Michelle, j’en conviens. Mais ça, c’est lorsqu’on ne pense qu’aux moteurs de recherche. Si on pense plutôt aux lecteurs (ceux à qui les commentaires sont ouverts et donc ceux qu’on veut en principe faire réagir), il faut plutôt essayer d’offrir quelque chose de différent, quelque chose d’unique, quelque chose qui fera en sorte que son lectorat reviendra. Exactement comme en affaires, exactement comme sur un site de commerce électronique.
Je suis content de ce débat, ça fait réfléchir, ça fait réagir, c’est le fun non!?
Ce commentaire est aussi disponible ici –> http://hangar.revolver3.com/blog/2008/05/15/blogueurs-mal-blogues (petite joke de circonstance).
Le 16 mai 2008 à 3 h 56 min
Tiens, au risque de te faire tressaillir, Muriel, je duplique
ici ce que j’ai commenté sur le blogue de Guillaume:
«Je comprends ton point Guillaume et, dans le sens que toi tu l’expliques, je suis pas mal d’accord.
Seulement, après une discussion avec Michelle Blanc, j’en étais venue à la conclusion que de présenter un choix de mes billets personnels (ceux qui sont plus marketing en fait) pourrait intéresser les lecteurs du blogue de l’AMM, puisque mon blogue ne traite pas tant que ça de marketing et que le reste du contenu pourrait être de trop à leurs yeux.
Mais bon, je reçois ton commentaire et je vais penser à ça.
»
Pourquoi redupliquer ce commentaire? Parce que tout le monde n’ira pas lire ce qui a été dit en commentaires sur le blogue de Guillaume. C’est une question d’amener l’info là où sont les gens…
Le 16 mai 2008 à 4 h 22 min
Bon le commentaire de Simon Lamarche vient tout juste d’être visible aux lecteurs, car je viens de l’approuver. (Désolée que si ça a pris une quarantaine d’heure avant d’être publié… )
Simon: tu as raison quand tu dis que l’essentiel c’est d’être lu. Malgré ce que certains blogueurs peuvent prétendre, qu’on écrive par pure envie, besoin ou désir, sans lecteur (sans récepteur), c’est un non-sens. Pourquoi publier sur un blogue (Internet est un lieu public) si on ne veut pas être lu? Plutôt faire des textes en format Word, puis de les conserver sur son propre ordinateur…
Bref, différents blogues, différents publics. L’argument de François La Roche tient la route. Dans mon cas: mon blogue s’adresse aux professionnels des communications interactives. Ça touche très peu de gens! Le blogue de l’AMM rejoint des entrepreneurs, des étudiants et les passionnés du marketing, un tout autre profil! Alors quand j’ai publié un billet et que je réalise qu’il peut correspondre à l’audience de l’AMM, pourquoi ne pas leur partager?
Je préfère répéter ici ce que j’ai dit sur mon blogue que de faire une intro et de leur dire d’aller lire l’essentiel de mon argumentation ailleurs!
Le blogue de l’AMM a beau être un blogue collectif, il faut reconnaître qu’on sent bien la ligne éditoriale et le ton à adopter. Je n’écris pas toujours de la même façon et sur les mêmes sujets; ce que j’ai à dire ne correspond pas toujours à ce blogue. Mais si je viens de publier chez moi quelque chose qui tombe pile dans les cordes de l’AMM, j’ai envie de le partager! Je ne suis pas pour changer les formulations de phrases, tout en disant la même chose juste pour éviter la discussion que nous sommes en train d’avoir présentement. Et je ne veux pas non plus pour laisser tomber et ne pas partager le fruit de mes réflexions…
Mais bon, je comprends aussi les arguments de Guillaume et de Muriel! Je ne cherche pas à me défendre, car je n’ai fait cela qu’une fois, et j’avais changé l’intro en plus.
Par contre, je crois que le sujet vaut une bonne discussion!
C’est pourquoi je vais publier à l’instant un billet (original! ;P) invitant nos lecteurs à prendre connaissance de la discussion ayant lieu ici.
Le 16 mai 2008 à 8 h 29 min
Bon effectivement les avis sont partagés…
Je rejoins Éric B. et j’apprends même du coup que je peux éliminer les doublons (comme quoi…).
Comme Simon le dit, en dédoublant les contenus, on dédouble aussi les conversations (mais d’autres diront qu’on les multiplient et iront jusqu’à créer un second billet qui traite du sujet _cf ton dernier billet Isabelle;)_ pour le prouver au risque de diluer la conversation justement!
Aurélie priorise ses publications au détriment de son propre blogue. Ce n’est peut-être pas la meilleure solution pour sa business, on en conviendra, mais parfois un ou deux hyperliens (l’essence du 2.0…) vallent mieux que la redite. Encore une fois, l’internaute est gagnant ici.
Merci Isabelle de nous expliquer les coulisses de ton blogue et tes intentions, ça nous éclaire.
Moi, je trouve qu’à l’heure des agrégateurs, Netvibes et autres, dupliquer le contenu c’est un peu “has been” et surtout prendre les internautes pour des valises. Mais bon, d’un point de vue strictement “rayonnement,” je comprends la compulsion des consultants et professionnels à vouloir être le plus visibles possible. La toile est grande. Disons que sans avoir le monopole de l’utilisateur, je suis préoccupée par ce point de vue : celui du lecteur. Pour le reste, comme d’habitude, c’est chacun avec sa conscience et son éthique personnelle sur ce blogue.
Le 16 mai 2008 à 8 h 39 min
Tiens un détail qui tue… les conversations, mais qui est déjà mentionné sur le blogue de Guillaume Joly par Patrick : le fait de devoir se loguer sur ce blogue pour pouvoir y laisser ses commentaires.
Je suis TOTALEMENT d’accord avec toi Patrick. Hélas, 3 x hélas!
Le 16 mai 2008 à 9 h 33 min
Je suis contre. La raison : il s’agit d’une conversation et comme on ne peut avoir la meme conversation en deux lieux, je ne vois pas comment on peut y arriver. De plus, pour reagir aux commentaires de Francois, nous ne sommes pas dans un modele de publication ou de publicite (ou la frequence compte), nous sommes dans un modele conversationnel… en quoi la repetition a un role a jouer?
Le 16 mai 2008 à 10 h 14 min
C’est une question de temps, d’énergie et d’efficacité. Certains des gens qui bloguent ici le font par plaisir et ne bloguent qu’ici. D’autres le font pour une visibilité possible. Moi je le fais pour rendre service. Humblement, mon trafic est dix fois plus important chez moi qu’ici. Je n’ai pas le temps de bloguer des contenus « originaux » pour cette plate-forme et je duplique ici, ce que je considère être le meilleur et le plus pertinent de mes nombreux billets, pour cette plate-forme. Maintenant, comme je le faisais aussi jadis pour LesAffaires en ligne, je termine les billets dupliqués par la mention « déjà parue sur Michelleblanc.com », avec un hyperlien, afin de neutraliser la pénalité « duplicate content » de Google. Si cela déplait à tant de gens. Je cesserai simplement d’apparaître ici et ça ne fera pas un gros pli à ma différence. Voilà…
Le 16 mai 2008 à 15 h 17 min
C’est navrant de voir à quelle vitesse les idées dérapent sur les êtres et rendent le débat si stérile.
Blogueur ou pas, je pense qu’il faut savoir faire la part des chose et la part des êtres des fois.
Michelle, l’objectif de cette conversation n’était nullement de discréditer ton travail de pionnière ou de te faire prendre la mouche. Ton sens du drame et de la polémique va nous manquer
En attendant, soignes ton “bobo-adviso” et reviens nous visiter dans des commentaires ouverts à la critique constructive.
Le 16 mai 2008 à 16 h 41 min
Muriel, je tiens à te dire que mon blogue personnel et le blogue de Mikimya, c’est 2 choses différentes;) Le contenu du blogue de Mikimya est beaucoup plus pointu que le contenu de mon blogue personnel qui traite de sujets plus larges.
Ceci dit… ça en a fait du bruit ce billet!!
Le 16 mai 2008 à 23 h 16 min
Duplication en tant que lecteur… mon opinion : ça prend une micro fraction de seconde pour s’en rendre compte en relisant un titre (même dans mon outil de lecture RSS). Alors, je passe à autre chose ET JE N’EN FAIT PAS UN PLAT!
Le 17 mai 2008 à 6 h 18 min
De façon générale, je trouve qu’effectivement, une publication nouvelle mérite un contenu nouveau, sinon adapté. Michelle pourrait par exemple un petit commentaire ammpcmesque à un de ses billets (en intro ou extro).
Mais d’une façon précise, en ce qui a trait à ce blogue, je trouve qu’il pourrait n’être qu’un aggrégateur de blogues d’ailleurs. Et les gens pourraient décider de ne prendre que ce feed pour tous leur besoins de bloggings markcom.
François La Roche a raison quand il dit que les duplications sont plates, mais pas graves. Mais je crois qu’elles peuvent à venir banaliser la pertinence du blogue de restants.
Celà dit, merci Muriel de t’investir pour créer un blogue meilleur.
Le 17 mai 2008 à 13 h 08 min
Muriel, si on me nomme et si on questionne publiquement ce que je fais, ça deviens personnel et ce n’est pas un débat théorique. Lorsqu’on écrit un billet “blogueurs mal blogués” et que je suis spécifiquement pointée, ce n’est pas un débat, c’est un lynchage. Si on questionne publiquement mes motivations comme tu le fait et qu’on conclut deux lignes plus loin que “c’est pas fort”, peut-être que « mon sens du drame » est justifié. Toi Muriel, quel est ta motivation à offrir tes collègues blogueurs en pâturage à la plèbe? Alors ne joue pas aux saintes ni touche après avoir toi-même mis le feu au poudre et ne moralise plus s’il-vous-plaît. Comme le dit si bien Michael Carpentier sur le blogue de Stephan Guérin :
Si un auteur a la gentillesse d’offrir son contenu à d’autres, la moindre des choses est de ne pas chercher noise pour un puritanisme technique qui semble de plus en plus sélectif…
Concernant Adviso, c’est cheap de discréditer publiquement une pratique, et de la faire en cachette par en arrière depuis des années.
Le 17 mai 2008 à 13 h 26 min
De plus, lorsqu’on parle de “principaux intéressés vont expliquer leurs raisons” je deviens intéressée et c’est personnel avec tout ce que cela comporte. Je n’ai pas à me justifier à qui que ce soit et je n’aime pas qu’on me mette sur le “spot” de cette manière. C’est insultant et on me cherche noise. Lorsqu’on me cherche, ça ne prend pas beaucoup de temps pour qu’on me trouve. Voilà… Dans tous les cas, l’affaire est maintenant close pour moi. Mes contenus ont de la valeur, je crois être d’une grande probité intellectuelle et si mes contenus n’ont plus d’intérêts pour les lecteurs du blogue de l’AMM, soit. De toute façon, ce n’est pas l’AMM qui m’amène du trafic, c’est plutôt le contraire. Ça permet en outre à des gens de lire les billets que tu écris. De plus, l’Association Marketing Montréal ne m’apporte plus rien et j’avais déjà décidé de ne pas renouveler ma cotisation annuelle. Alors disons que ça tombe bien. Mais j’aurais préféré faire une sortie plus délicate et recevoir un gentil « merci Michelle de ton aide à mettre ce blogue sur la map », plutôt qu’un lynchage public initié par l’une de mes collègues. La vie est ainsi ironique parfois…
Le 17 mai 2008 à 16 h 28 min
Je trouve cette affaire qu’on pourrait appeler du bloggate ou encore copygate prend une drôle de tourneur. Visiblement elle soulève des cordes sensibles.
J’ai l’impression que ça pourrait nourrir de belles conversations, mais je lis plus des proclamations, des grands cris.
Les points de chatouilles rejoints par le billet de Muriel :
1 : Un éditeur de blogue as-t-il droit de préférer de l’originalité? Je crois que l’AMM a le droit de se poser la question sans se faire juger. C’est s amarque et la liberté de parole doit assurer prévaloir dans pareil cas.
2 : Un contributeur à un blogue a-t-il que des droits mais aussi des responsabilités. Si oui, qui les détermine? C’est la règle du cheval-donné-ne-regarde-pas-la-bride qui prime?
3 : Un contributeur à un blogue collaboratif en retire-t-il quelque chose autre que les backlinks, le branding-tranfer ? S’il n’est pas payé, pourquoi le ferait-il avec grands efforts? Sinon s’il appui l’association ou la marque derrière le dit blogue collaboratif me semble-t-il?
4 : Est-il acceptable que les blogueurs sont traités souvent comme des générateurs de contenu sans frais. Le RSS est rapidement devenu Really Simple to Steal. Les blogueurs sont échaudés et sentent souvent, avec raison, un manque de respect pour leur contenu.
5 : Le quête d’un gros lectorat est-il devenu plus important que tout le reste? La conversation devient une série de silos. L’article original s’est retrouvé commenté dans plusieurs blogues. Chacun se cachant dans son salon pour bitcher le voisin, son petit trafic, avec ses amis (et ses trolls). Il n’est plus possible de se faire une tête. L’URL et comscore/alexa sont des obsessions absurdent qui sous-tendent bien des forces dans cas. Pourtant les marques existent partout.
J’aurais aimé voir un vrai débat. La recherche d’un auditoire se fait au détriment de la conversation, des échanges. En guise de représailles (et d’amusement) je vais essayer de poster ce commentaire sur tous les blogues qui ont font mention. Peut-être que ça va aider mon ranking Google, Faites attention ils sera commenter différemment un peu partout.
Le 18 mai 2008 à 21 h 23 min
@ Martin Ouellette
1-Muriel qui lance le débat sur le blogue de l’AMM n’en est pas l’éditrice. L’éditeur qui est Guillaume a sanctionné cette pratique depuis le début. L’AMM a le droit de se poser la question en privé, pas en public. Jamais un éditeur de journaux par exemple, n’offrirait l’un de ses journalistes en pâture aux lecteurs. Ça ne se fait tout simplement pas. Surtout que Muriel n’a aucune légitimité pour « blaster ses collègues » en public. Je me questionne sérieusement sur ses motivations.
2-La réponse à cette question peut être fournie par Guillaume Brunet qui est l’éditeur du site. Il le fait de belle manière dans son billet La duplication de contenus, la saga continue.
3-Bonne question à laquelle ma réponse personnelle était la satisfaction d’aider une association à se mettre à l’ère du Web et d’exposer mes meilleurs contenus à des lecteurs différents. Eh oui, j’ai fait tout ce travail « gratis » ce qui est particulièrement rare pour moi. Disons que cette expérience ne me motivera pas à être bénévole pour d’autres, sauf pour Yulbiz, qui est mon bébé.
4-Oui je trouve que c’est un flagrant manque de respect. Je suis outrée.
5-Je n’ai pas d’obsession de la quête du gros lectorat. Je suis cependant heureuse de voir que j’en ai un, qu’il m’est fidèle et que je jouis d’une certaine notoriété. Mais je pense avoir gardé mon originalité et mon indépendance d’esprit et de contenu et ne jamais avoir écrit pour « saisir le gros lectorat ». De plus, je suis une spécialiste du marketing internet et je mets en pratique pour moi-même les concepts et stratégies marketing que je préconise pour d’autres et ça donne clairement des résultats et j’en suis fière.
6-L’idée d’un vrai débat est positive et je suis reconnue pour aimer les débats. Cependant quand mon nom et mon « brand » comme tu le dis si bien, sont au cœur du débat, pour moi ce n’est plus un débat théorique avec des exemples hypothétiques, ça devient une question drôlement personnelle.
Cette réponse est fièrement dupliqué de mon propre blogue ou elle est apparue en premier
Le 18 mai 2008 à 23 h 59 min
J’appuie Michelle.
Le 19 mai 2008 à 0 h 11 min
Quelle querelle magnifique! On se croirait revenu au temps légendaire de pssst — la première plateforme collaborative et le premier réseau social ouvert du Québec, il y a sept ans déjà! — de ses trolls et de ses étripages sanglants, souvent assortis de claquages de portes fracassants.
La question du “cross-posting” m’apparait totalement secondaire. Cross-poster un billet dans une page web, un flux RSS *et* une interface mobile, c’est en assurer une diffusion multi-plateforme efficace. Le cross-poster dans des sites touchant des communautés différentes, c’est en assurer une diffusion multi-publics efficace. Là-dessus, il est évident que Michelle a raison, surtout si elle l’assume de façon totalement transparente en citant l’URL du billet original
Les agences de presse ne font rien d’autre, c’est même comme cela qu’elle gagnent leur vie. Libre aux médias qui les utilisent de se démarquer en les exploitant comme sources d’articles originaux ou de préférer les diffuser tels quels. Les lecteurs ont le droit d’en penser ce qu’ils veulent, reste qu’il s’agit d’un choix éditorial appartenant à l’éditeur, pas au lecteur. Cette discussion aurait dû avoir lieu autour d’une table éditoriale, pas sur la place publique.
C’est tout de même un signe des temps qu’un simple lecteur puisse, aujourd’hui, se permettre de critiquer ouvertement les choix éditoriaux d’un blogue collectif en commentaire, y provoquer un méta-débat éditorial en public et engendrer un tel bordel que plusieurs collaborateurs s’en retirent tandis que les autres sont dans leurs petits souliers. Comme disait PKP à Webcom, réveillons-nous, le consommateur a désormais le dernier mot.
La réponse éditoriale parfaite, c’est facebook, où tout est possible : le cross-posting manuel via les “Notes”, automatique via les “Blogues importés”, résumé via les tinyurl, sous forme de favoris via les “Liens publiés”, etc. Le tout est relativement transparent, chacun peut personnaliser ses alertes et ce qui compte, c’est que l’information circule chez ceux qu’elle intéresse.
Cela signifie peut-être que le blogue n’est pas un outil suffisant pour la mission éditoriale d’une communauté de pratique et d’évangélisation comme celle de l’AMM. Il faudrait lui adjoindre d’autres fonctionnalités comme le partage de liens commentés et, pourquoi pas, les photos, les vidéos, les événements… Ou alors, comme le proposait Martin Ouelette, se contenter d’un metablog à la Yulblog.
Le 27 mai 2008 à 13 h 39 min
Bonjour, je pense lancer un blogue et des discussions comme celles-ci sont très informatives. De telles querelles sont aussi un peu rébarbatives.
Sélectionner des billets ciblés de son répertoire pour les partager à d’autres utilisateurs à travers une autre plateforme semble logique. Si je vous parle de psychologie sur mon blogue et que je pond un billet intéressant relié à une discipline telle le marketing intéractif, il me semble opportun d’en faire partager une communautés dont les intérêts sont directement reliés sans modifier le contenu de A à Z.
Reste à savoir si votre plateforme AMM PCM est un blogue ou un endroit ou on aggrège des contenus ”relatifs” pour en maximiser la portée. De la même manière qu’on m’a appris à citer des ouvrages à l’université lors de rédaction théorique, je crois que tant qu’il y a transparence le ”cross posting” une pratique justifiable.
Je terminerais par reciter les propos de M. aubry ci haut qui nous ramène à la base de cette discipline que du blogging: ”… l’important est que l’information circule chez ceux qu’elle intéresse….”. Quand on sépare faits et valeurs ça change la perspective du débat.