Comment développer sa stratégie au sein des médias sociaux ? #2
Par Julie Lemonde, le 2 décembre 2009
Le deuxième billet de cette série vise à aborder la seconde étape concernant le développement d’une stratégie “médias sociaux”, soit de déterminer la manière dont votre entreprise sera présente sur le Web social.
Pourquoi être présent sur le Web social ?
Suite à l’analyse des besoins de vos consommateurs décrit à l’étape 1, vous constatez que votre marché cible est actif sur le Web. Vous réalisez aussi que vous pourriez répondre à certains des besoins que vos consommateurs ont exprimés en améliorant l’offre de votre site Internet et/ou en étant présent via différents médias sociaux. Bref, il existe une opportunité d’augmenter votre chiffre d’affaires et vous vous questionner sur la manière dont vous profiterez de cette dernière.
Comment s’y positionner ?
Dans un premier temps, je vous recommande de ne pas succomber pas à la tentation de créer des comptes sur Twitter ou Facebook sans avoir préalablement dressé un plan stratégique. Ce dernier est très important puisqu’il déterminera le positionnement de votre entreprise au sein de ces différentes plateformes. En effet, plusieurs entreprises sont présentes via les réseaux sociaux sans avoir élaboré une stratégie Web correspondant à leurs objectifs d’affaires ce qui réduit les chances de réussite associées à leurs initiatives.
La stratégie à préconiser à long terme, afin de maximiser votre retour sur investissement, serait de centraliser votre présence via les réseaux sociaux à même votre site Internet. Ainsi, vous irez plus facilement à la rencontre de vos clients actuels ou potentiels présents sur les réseaux sociaux afin de les inviter à consulter votre site internet. De plus, vous inviterez les visiteurs de votre site Internet à vous rejoindre à même ces réseaux sociaux dans le but d’initier un dialogue. Finalement, cela vous permettra de créer une présence Web intégrée.
Quel est votre niveau d’implication ?
Être présent activement au cœur du Web social nécessite plus qu’un investissement dans un site Internet décrivant votre offre de services ou d’avoir un compte sur Twitter ou Facebook. Il vous faudra élaborer un budget en fonction des ressources humaines et technologiques que vous êtes prêts à allouer pour ce type d’initiatives. En fonction de ce budget, vous évaluerez avec précision votre niveau d’implication, c’est-à-dire le nombre de médias sociaux au coeur desquels vous serez présents, mais aussi le niveau d’interactivité que vous êtes prêts à soutenir avec vos consommateurs.
Quoi dire ?
Une fois présent sur les médias sociaux, il vous faudra déterminer le contenu de vos discussions avec les consommateurs. C’est ici qu’entrera en jeu votre proposition de marque, car il ne faudra surtout pas que votre marque affiche des personnalités multiples à travers différents médias sociaux. Cela risquerait de créer énormément de confusion dans l’esprit de vos consommateurs en plus de ternir l’image de votre marque. Par conséquent, votre stratégie Web devra absolument tenir compte de votre proposition de marque lors de sa conception et de son exécution.
Sujet : Stratégie |
8 réponses à “Comment développer sa stratégie au sein des médias sociaux ? #2”
Commentaire
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Le 2 décembre 2009 à 20 h 12 min
Très intéressant comme billet Julie. J’aime bien ta section sur le pourquoi, notamment en raison des liens vers l’aspect financier et surtout le fameux “où sont vos consommateurs?”
Je crois néanmoins que tout se joue dans ta troisième section, plusieurs entreprises commencent à se rendre compte que c’est de plus en plus dur de rester minimalement impliqués dans les réseaux sociaux. Peut-on dire que nous sommes prêt d’un éclatement de bulle des médias sociaux?
Le 2 décembre 2009 à 22 h 43 min
Très bon billet Julie! J’aime plus particulièrement ton graphique. Une question en découle : Quel est le point de bascule entre un “low engagement” et un “high engagement”?
Le 3 décembre 2009 à 0 h 40 min
@Jean-François: Très bonne question, je ne serais pas prête à dire qu’il y aura un éclatement, car contrairement à la première bulle, il ne s’agit pas d’inventer des modèles d’affaires qui ne tiennent pas la route. Je crois que graduellement, les entreprises réalisent qu’être présent sur Internet nécessite un engagement actif et c’est l’apprentissage qu’elles font en ce moment. Qu’en dis-tu?
@Mathieu: La réponse plate: ça dépend. Ça dépend de la volonté du client de s’impliquer au niveau du Web, ça dépend des consommateurs, sont-ils présents sur d’autres réseaux sociaux que ceux où l’entreprise est déjà présente. Bref, l’idée est vraiment de faire du cas par cas selon la réalité d’affaires du client. Qu’en penses-tu?
Le 3 décembre 2009 à 11 h 36 min
Julie, pourrais-tu nous dire qu’elle est la personne experte dans une organisation qui est à mieux de savoir quel ton et contenu à adresser sur les réseaux sociaux? J’ai tendance à dire que cette culture du dialogue qu’une entreprise possède avec ses consommateurs vient souvent des vendeurs, de la réceptioniste ou du service à la clientèle.
Est-ce ses personnes qui sont les plus aptes à documenter pour les décideurs/gens du marketing quel sont les dialogues à adopter en ligne?
Le 5 décembre 2009 à 0 h 44 min
Je trouve ta série de billets très intéressante jusqu’à maintenant. En fait, il arrive trop souvent que des petits joueurs se disent simplement qu’il doivent suivre la vague et aller dans les médias sociaux, sans faire la démarche que tu suggères. Par contre, elle leur permettrait sans aucun doute de leur éviter des erreurs.
Mais je ne dis pas qu’il y a seulement de petites entreprises qui font des erreurs dans le domaine. Je crois que le niveau d’implication est un bon point comme le mentionne Jean-François. Par exemple, il peut être surprenant de voir le compte Twitter de certaines grandes entreprises et de constater le nombre de tweet durant le premier mois d’ouverture du compte comparativement au nombre de tweet actuel… s’il y en a. On peut se demander s’il s’agit simplement d’une mauvaise allocation des ressources ou encore d’un abandon. Mais bon, peut-être est-ce parce qu’il ne savent pas “quoi dire”?
Le 5 décembre 2009 à 12 h 40 min
@Benoit:
Excellente question, je crois qu’il s’agit d’y aller en 2 étapes. D’abord, que les gens du marketing réfléchisse au dialogue qui permettrait à l’entreprise de créer de la valeur ajoutée pour les consommateurs en lien avec leur produit. Par exemple, une compagnie de portes et fenêtres, pourrait étudier si des conseils objectifs lorsque vient le temps de choisir une porte pourrait intéresser les consommateurs. Ensuite, il faudra identifier une personnalité au sein de l’entreprise et non, un titre, qui fait preuve d’empathie, d’écoute active et qui est en mesure d’interagir proactivement avec les clients.
@Patrick:
Merci pour votre commentaire! En effet, la plupart des entreprises, y compris les grandes, ne savent souvent pas quel type de dialogue initier (à moyen terme) au coeur du Web social sauf celui promotionnel (à court terme). À mon avis, c’est ce qui explique bien souvent la baisse du niveau d’implication des entreprises.
Le 15 décembre 2009 à 15 h 48 min
Merci Julie pour cet article. Dans la même veine je t’invite à lire un article qui continue la réflexion par rapport au contenu proposé dans les réseaux sociaux.
Notamment la nécessité de prendre en compte l’usager avec quelques questions pour évaluer la pertinence de la stratégie: http://blog.cloudraker.com/2009/12/15/comment-evaluer-la-pertinence-d-un-contenu-pour-reseaux-sociaux/
N’hésite pas à ajouter tes commentaires
Isabelle
Le 15 décembre 2009 à 20 h 24 min
@ Isabelle
Fort intéressant comme article et fort bien expliqué! Henry Jenkins est exceptionnel, il est l’un de mes “gurus” intellectuels.
Maintenant, je sais que nous sommes au moins deux à faire partie de sa communauté et à lire le blogue du MIT ConvergenceCulture.org