Comment s’assurer de la qualité d’une traduction Web
Etienne DenisComment s’assurer de la qualité d’une traduction Web
Un client, questionné par sa patronne au sujet de la qualité du contenu de son site Web en japonais, lui avait répondu par une boutade : « Tu sais, le japonais, c’est du chinois pour moi… ».
Comment s’assurer de la qualité d’une traduction dans une langue que vous ne maîtrisez pas? Évidemment, vous ne vous fiez pas à Google Translate, comme ce site qui annonce « Maintenant vous pouvez appeler le monde pour libre! » (call the world for free).
Aussi, vous confiez votre traduction à des professionnels afin d’éviter que Radio-Canada ne publie à votre sujet une nouvelle comme « Le site Internet du Bureau de la condition des personnes handicapées, qui relève du ministère des Ressources humaines et du Développement social, est rempli de fautes d’orthographe ».
Web 2.0 = Pas bon
Subtil, vous évitez également de répondre aveuglément aux chants des sirènes, incluant celles du Web 2.0, parce que vous vous rappelez la médiocrité de la première traduction française de Facebook. 
Pour avoir une bonne traduction, non seulement vous pensez « budget », mais vous pensez surtout « allocation de budgets ». Vous me direz que c’est une évidence, mais la page d’accueil et toutes les pages consacrées à votre priorité d’affaires devraient faire l’objet d’une attention beaucoup plus grande de la part de vos traducteurs.Et ceux-ci devraient non seulement comprendre la langue, mais aussi comprendre le contenu internet. Malheureusement, ce n’est pas comme ça que la plupart des traducteurs travaillent.
Les clients, qui trop souvent ne peuvent évaluer la qualité des textes dans une langue étrangère, choisissent leur traducteur selon le seul critère qu’ils peuvent mesurer aisément : le prix. Concrètement, on compare la firme A à 27 cents le mot avec la firme B à 28 cents le mot.
Jugés uniquement sur le prix, les traducteurs adoptent alors une attitude industrielle, où le texte est traduit au plus bas coût possible, sans investir le temps nécessaire pour comprendre l’expérience de l’internaute sur le site Web, et surtout quelles parties de cette expérience sont vraiment importantes pour les objectifs d’affaires du client.
C’est pourquoi on a encore trop de firmes de traduction qui ne tiennent pas compte des balises HTML importantes pour les moteurs de recherche. Vous obtenez un contenu internet « ordinaire », qui au mieux vous retournera un taux de conversion « ordinaire ».
Que faire?
- Ne gérez pas vos traducteurs comme des travailleurs à la chaîne. Dépassez l’étape des « 17 000 mots à 28 cents = 4,760 $ ».
- Choisissez une firme qui a l’habitude de discuter de l’importance relative de chaque page et du parcours des internautes au travers ces pages.
- Un travail de qualité prend du temps, et le temps se paie. Soyez prêt à payer le temps nécessaire pour que les pages les plus importantes soient travaillées en profondeur. Discutez de cette partie du travail avant de confirmer la commande.
Si vous doutez de la qualité du travail fourni, une solution consiste à engager un deuxième traducteur pour revoir les pages les plus importantes. Une autre solution est de faire affaire avec une firme en laquelle vous avez confiance.




