RĂ©volution dans la mesure d’audience web
Jamyl MamriDepuis son annonce ce matin dans le Wall Street Journal, la nouvelle se diffuse sur les blogs comme une trainée de poudre.
Comscore, Nielsen doivent en trembler: Google, encore Google investit le champs de la mesure d’audience en ligne… C’est une probable RĂ©volution dans un domaine qui en mĂ©ritait une. En effet, la qualitĂ© des statistiques et des analyses des joueurs en place laissait souvent Ă dĂ©sirer. Qui mieux que Google serait capable de donner l’heure juste sur l’audience des sites se dit-on? Et bien sĂ»r, comme souvent avec Google, ce sera un service gratuit, n’en dĂ©plaise Ă l’actuel duopole, dont les principaux porte-paroles ont refusĂ© de commenter la nouvelle.
Il y a quelque mois, je relevais dans ce mĂŞme blog comme une analyse approximative de Comscore avait coutĂ© une perte de 80 milliards Ă Google…Il est certain que les deux fondateurs de Google ont dĂ» moyennement apprĂ©cier cette perte de valeur, qui mĂŞme Ă leur Ă©chelle semble considĂ©rable? Serait-ce un hasard de calendrier si Google rĂ©vèle quelques mois seulement après le fâcheux incident, le lancement d’un service concurrent? En tout cas, il est certain que Google semble avoir rĂ©alisĂ© sa dĂ©pendance envers des instituts de sondage historiques et dĂ©cidĂ© de s’investir dans la mesure d’audience web avec d’entrĂ©e de jeux, une crĂ©dibilitĂ© assurĂ©e tant la marque est forte en terme de web. N’ont-ils pas changer l’industrie des outils d’analyse en rachetant Urchin et en le transformant en ce logiciel gratuit incontournable qu’est devenu en deux ans Ă peine Google Analytics? Nous l’utilisons d’ailleurs pour mesurer l’impact de ce blog. Omniture, Hbx et autres webstrends en savent quelque chose, quand Google investit un domaine du web, les concurrents traditionnels en souffrent nĂ©cessairement.
Raison de plus lorsque les joueurs en place sont de plus en plus contestĂ©s dans les salons, confĂ©rences et autres forum de l’industrie : Comscore, Nielsen ou Mediametrie se trompent souvent. Comment peut-on rester insensibles Ă des rapports qui montrent que des sites de chaines pour enfants ont une audience majoritairement adulte, ou que des sites fĂ©minins touchent principalement des hommes? D’autant plus que les rapports en question se contredisent entre eux. Qui croire alors? Et que rĂ©pondre aux clients qui investissent de plus en plus d’argent dans le media web et qui demandent des comptes? Ces erreurs sont de moins en moins pardonnables dans une industrie en croissance et qui se structure. C’est que les mĂ©thodes de ses boites (panels et autres vieilles mĂ©thodes), qui viennent de l’univers radio et TV, sont inadaptĂ©es au web.
On imagine que le service de Google, reposant sur un nombre Ă©norme d’informations stockĂ© dans ses serveurs partout dans le monde sera plus prĂ©cis que les extrapolations des panelistes. Il est certain que nous, marketers interactifs allons l’utiliser dès qu’il sera lancĂ©; et forcĂ©ment, vu toute l’information que compile Google, et vu que c’est gratuit, cela ne tardera pas Ă devenir la rĂ©fĂ©rence en terme de mesure d’audience web.
A suivre.





25 juin 2008 à 11:43 am
Si la solution annoncĂ©e par le WSJ est le Ad Planner qui est actuellement en bĂ©ta privĂ© depuis hier, Comscore et Nielsen peuvent malheureusement dormir tranquille. J’ai comparĂ© les chiffres du Ad Planner ce matin de plusieurs clients canadiens et amĂ©ricains et les chiffres très loin des statistiques que j’ai de ces clients.