La duplication des contenus, la saga continue
Guillaume BrunetQuelle belle discussion au sujet de la duplication des contenus (ici, lĂ , lĂ , lĂ et lĂ …). C’est d’ailleurs une rĂ©flexion que j’ai souvent, non seulement avec mes propres contenus sur www.guillaumebrunet.com (on va en profiter pour se faire un petit backlink…) et sur ce blogue que dans mon rĂ´le de directeur de marketing chez Transcontinental.
On le sait le Web est un mĂ©dia de contenus et malheureusement il y a encore beaucoup trop sites pour peu de contenus. Donc les contenus de qualitĂ© sont en demande et doivent ĂŞtre distribuĂ©s. Plusieurs grands groupes de presse comme Transcontinental utilise la force de leurs contenus pour les placer sur des grands portails (ex : MSN) qui ont beaucoup de visiteurs, mais peu de contenus originaux et de qualitĂ©. C’est l’Ă©quivalent de la relation très saine que nous trouvons dans la nature avec les poissions nettoyeurs et les requins oĂą chacun profite de l’autres. MSN gĂ©nère maintenant une part importante de notre trafic et nous leur permettons d’avoir du contenu de grande qualitĂ© sur leurs sections.
Je me rappelle très bien que quand j’Ă©tais chez Adviso nous nous empressions d’envoyer nos articles Ă lesaffaires.com et Ă BĂ©nĂ©fice.net quelques heures après les avoir envoyĂ©s Ă nos abonnĂ©s (en voici un bel exemple de l’ami Simon : « RĂ©fĂ©rencement et rendement ne riment pas pour rien » paru sur Adviso et lesaffaires.com en copie intĂ©grale).
D’ailleurs sans vouloir ĂŞtre baveux, le blogue de Revolver 3 me semblait très invisible jusqu’Ă aujourd’hui, je leur suggère fortement de prendre les bons conseils de Michelle Blanc qui s’efforce Ă les aider dans ce domaine depuis plusieurs annĂ©es maintenant, bien que lĂ ils viennent de faire un bon coup.
Le Web offre d’innombrables portes d’entrĂ©es sur les contenus et il faut savoir en profiter. S’il est vrai que des pros du Web comme Guillaume Joly peuvent lire avec aisance les blogues individuels de chacun des collaborateurs du blogue de l’AMM-PCM en utilisant des agrĂ©gateurs, il n’en demeure pas moins que ce blogue que j’ai créé avec Louis Delage et la participation plus ou moins actives de plus d’une dizaine de collaborateurs ne vise pas une clientèle comme Guillaume, on l’a créé il y a plus de 2 ans dans le but :
- d’ouvrir les yeux sur les blogues auprès des dĂ©cideurs marketing membres de l’AMM qui les croyaient Ă cet Ă©poque trop marginaux pour les inclure dans leur stratĂ©gie marketing ;
- de donner accès aux décideurs marketing à un seul endroit à des contenus de qualité sans avoir à visiter 12 blogues.
Je trouve qu’en ce sens ce blogue rempli pleinement ses objectifs initiaux. N’oublions pas non plus que les collaborateurs de ce blogue donne de leur temps pour le dĂ©veloppement de la blogosphère en plus de travailler Ă temps plein Ă bien des endroits, il est aussi intĂ©ressant pour ses blogueurs pour assurer la pĂ©rennitĂ© de leurs contenus de les archiver sur leur propre blogue pour Ă©viter la perte de ceux-ci s’il advenait une fermeture de ce blogue ou pour toutes autres raisons (La pĂ©rennitĂ© des blogues des grands journalistes).
C’est vrai par contre que pour des fins de rĂ©fĂ©rencement et d’intĂ©rĂŞt pour nos blogues personnels la duplication des contenus compte aussi sa large part de points faibles Ă©laborĂ©s en long et en large dans cette discussion, mais pour moi je le fais pour enrichir la blogosphère et accroĂ®tre son lectorat et ses adeptes et c’est au profit de tous. Sur une note religieuse, au lieu d’être plus catholique que le pape et jouer aux extrĂ©mistes entre nous, nous devrions plutĂ´t nous efforcer Ă diffuser la bonne nouvelle…
Je termine par un cri du cœur, en espérant que nous ne perdrons pas Michelle comme précieuse collaboratrice pour une si saine discussion.
En passant ce billet est exclusif au blogue de l’AMM-PCM, du mois pour quelques jours…





16 mai 2008 à 4:25 pm
Merci d’avoir soulevĂ© la question de conserver les contenus, Guillaume, je n’avais pas osĂ© l’aborder..
17 mai 2008 à 7:58 am
Rien de tel qu’un dĂ©bat houleux pour gĂ©nĂ©rer du trafic…
Trois points à ajouter au débat actuel:
1. Les individus et entreprises qui produisent du contenu le font par intĂ©rĂŞt personnel : visibilitĂ©, trafic, positionnement, mais aussi fiertĂ©, plaisir, etc. L’altruisme pur n’existe pas, et c’est important de le comprendre. “Je le fais pour enrichir la blogosphère” signifie — et c’est très correct et très normal! — “je le fais pour ce que enrichir la blogosphère m’apporte”.
2. Les internautes qui consultent ce contenu le font aussi par intĂ©rĂŞt personnel : s’informer de se qui se passe, acquĂ©rir des nouvelles connaissances, sentiment d’ĂŞtre dans le coup, plaisir de lire, etc.
Mon point est que dupliquer ses contenus rĂ©ponds aux besoins personnels du producteur du contenu: plus de trafic, etc. C’est le #1 plus haut.
Parfois, dans certaines situations, c’est utile pour l’internaute. Arrive un point oĂą ça devient une pollution qui nuit Ă l’expĂ©rience de l’internaute. Il n’y a pas de règles fixes, c’est une question de jugement.
Mais assumons-nous : quand on duplique notre contenu, on le fait par intérêt personnel.
Ce qu’il faut comprendre, c’est que les points #1 et #2 que je cite plus haut sont souvent en contradiction : par exemple, les billboards sont une pollution visuelle qui ne sert personne sauf l’annonceur (et la compagnie de billboards). (On devrait selon moi les interdire, mais ça, c’est une autre histoire…)
3. Il y a une sorte de contenu qui ne sert les intĂ©rĂŞts de personne. Ni de la personne qui Ă©crit, ni de la personne qui lit. Je parle ici des insultes, des procès d’intentions, des attaques gratuites envers des personnes et des entreprises.
Faire une critique sévère est une chose. Voir http://www.bloguemarketinginteractif.com/2008/05/12/webcom-soumettez-votre-cas-a-notre-clinique-sur-les-moteurs-de-recherche/#comment-6548
La réponse et tout le débat qui en a suivi aurait dû rester au niveau profesionnel.
18 mai 2008 à 12:40 am
Quelle querelle magnifique! On se croirait revenu au temps lĂ©gendaire de pssst — la première plateforme collaborative et le premier rĂ©seau social ouvert du QuĂ©bec, il y a sept ans dĂ©jĂ ! — de ses trolls et de ses Ă©tripages sanglants, souvent assortis de claquages de portes fracassants.
La question du “cross-posting” m’apparait totalement secondaire. Cross-poster un billet dans une page web, un flux RSS *et* une interface mobile, c’est en assurer une diffusion multi-plateforme efficace. Le cross-poster dans des sites touchant des communautĂ©s diffĂ©rentes, c’est en assurer une diffusion multi-publics efficace. LĂ -dessus, il est Ă©vident que Michelle a raison, surtout si elle l’assume de façon totalement transparente en citant l’URL du billet original
Les agences de presse ne font rien d’autre, c’est mĂŞme comme cela qu’elle gagnent leur vie. Libre aux mĂ©dias qui les utilisent de se dĂ©marquer en les exploitant comme sources d’articles originaux ou de prĂ©fĂ©rer les diffuser tels quels. Les lecteurs ont le droit d’en penser ce qu’ils veulent, reste qu’il s’agit d’un choix Ă©ditorial appartenant Ă l’Ă©diteur, pas au lecteur. Cette discussion aurait dĂ» avoir lieu autour d’une table Ă©ditoriale, pas sur la place publique.
C’est tout de mĂŞme un signe des temps qu’un simple lecteur puisse, aujourd’hui, se permettre de critiquer ouvertement les choix Ă©ditoriaux d’un blogue collectif en commentaire, y provoquer un mĂ©ta-dĂ©bat Ă©ditorial en public et engendrer un tel bordel que plusieurs collaborateurs s’en retirent tandis que les autres sont dans leurs petits souliers. Comme disait PKP Ă Webcom, rĂ©veillons-nous, le consommateur a dĂ©sormais le dernier mot.
La rĂ©ponse Ă©ditoriale parfaite, c’est facebook, oĂą tout est possible : le cross-posting manuel via les “Notes”, automatique via les “Blogues importĂ©s”, rĂ©sumĂ© via les tinyurl, sous forme de favoris via les “Liens publiĂ©s”, etc. Le tout est relativement transparent, chacun peut personnaliser ses alertes et ce qui compte, c’est que l’information circule chez ceux qu’elle intĂ©resse.
Cela signifie peut-ĂŞtre que le blogue n’est pas un outil suffisant pour la mission Ă©ditoriale d’une communautĂ© de pratique et d’Ă©vangĂ©lisation comme celle de l’AMM. Il faudrait lui adjoindre d’autres fonctionnalitĂ©s comme le partage de liens commentĂ©s et, pourquoi pas, les photos, les vidĂ©os, les Ă©vĂ©nements… Ou alors, comme le proposait Martin Ouelette, se contenter d’un metablog Ă la Yulblog.
18 mai 2008 à 11:54 pm
Christian, tu devrais copier ce commentaire au bas de tous les billets traitant du sujet!
19 mai 2008 à 12:15 am
C’est fait sur le blogue de l’AMM, Ă tout le moins
19 mai 2008 à 6:24 am
«Quelle querelle magnifique! On se croirait revenu au temps légendaire de pssst — la première plateforme collaborative et le premier réseau social ouvert du Québec, il y a sept ans déjà ! — de ses trolls et de ses étripages sanglants, souvent assortis de claquages de portes fracassants.»
Je me retenais Ă quatre mains de le dire! (pssst, c’est il y a 9 ans! novembre 1999 pour ĂŞtre exact.)
Plus ça change plus c’est pareil. Remarque que c’est ce qui a conduit au dĂ©sintĂ©rĂŞt de pssst!
Et effectivement, cette chicane est magnifique: incluant des rancoeurs toutes personnelles, des propos détournés de leur sens, des égos plus grand que natures et de questions plus ou moins importantes (dans le fond!).
Du bon divertissement!
19 mai 2008 à 1:21 pm
La guĂ©guerre sur la duplication des contenus est un peu puĂ©ril. Mais la question soulevĂ©e par Muriel Ide est toujours aussi pertinente. Par contre, ce qui est dommage c’est le niveau de personnalisation de ce dĂ©bat. Si je n’ai pas de lire deux fois le mĂŞme billet, ce qui est arrivĂ© souvent, je n’ai qu’Ă passer au suivant. C’est tout!
20 mai 2008 à 12:44 am
Que ce blogue collectif soit utilisĂ© par moment comme “agrĂ©gateur manuel” de billets publiĂ©s ailleurs plaĂ®t probablement Ă ceux qui passent moins de temps sur la blogosphère et qui semblent d’ailleurs, aussi, peu enclins Ă commenter.
Il en ressort que ceux qui commentent ici sont des habituĂ©s et ils trouvent la double publication soit gĂŞnante (”oĂą publier mon commentaire”) soit redondante (”J’ai deux fois le mĂŞme billet”).
La première problĂ©matique se rencontre pourtant rĂ©gulièrement lors de “conversation” dans la blogosphère (la multitude de billets en rĂ©ponse augmente les places de commentaires -comme c’est le cas en ce moment) et la seconde n’est qu’un dĂ©tail dans un agrĂ©gateur en surcharge informationnel constant. Le vrai effort cognitif est de savoir placer son commentaire sous le billet qui a le plus de chance d’ĂŞtre lu ou de partir un chaĂ®ne…
L’indication de l’url du billet d’origine correspond Ă une bonne pratique et devrait suffire pour les habituĂ©s. Ils sauront trouver la source et s’y abonner.
Mais alors, la question qui reste Ă poser tourne autour de l’identitĂ© du lectorat du blogue de l’AMM: le besoin en contenu pourra ainsi ensuite ĂŞtre plus adaptĂ© (et la question du blogue collectif versus l’agrĂ©gateur manuel prĂ©cisĂ©e)…