Dupliquer ses billets - Pour ou contre ?

Muriel Ide

Et surtout Pourquoi?

Ça fait un petit temps que cette question me trotte dans la tĂŞte. Le commentaire de Guillaume Joly sur ce billet m’a motivĂ© Ă  Ă©crire celui-ci. La question est simple : pourquoi dupliquer des contenus dans des blogues parallèles quand on est soi-mĂŞme l’auteur ?

Entendons-nous bien, il ne s’agit pas de reprendre une citation et la mettre en contexte dans un billet “neuf”, mais bien de dupliquer ses propres contenus. J’ai moi-mĂŞme dupliquer des contenus Ă  l’occasion du Webcom de novembre, mais ce n’est pas une pratique systĂ©matique. J’avais un peu l’impression de bĂ©gayer…

Carl-FrĂ©dĂ©ric De celles parlait du mĂŞme phĂ©nomène pour les confĂ©renciers Webcom aujourd’hui il parlait de “template-speaker™” ou le “confĂ©rencier-gabarit™”; cette tendance Ă  dupliquer les contenus.
Sur ce blogue collaboratif, Michelle Blanc, Guillaume Brunet semblent le faire systĂ©matiquement. Isabelle Lopez, notre recrue s’y met aussi.

Quelles sont les motivations de blogueurs qui agissent de la sorte ?
Si c’est le rĂ©fĂ©rencement, c’est louable, mais franchement, pour le lecteur, c’est pas fort.

Michelle m’a dĂ©jĂ  confiĂ©e que c’Ă©tait pour nous apporter plus d’achalandage. Quand Ă  Guillaume, je ne sais pas trop pourquoi. Les autres ? Geoffroi ? Étienne ? François ? AurĂ©lie ?
Et vous les lecteurs, qu’en pensez-vous ?

24 réponses à “Dupliquer ses billets - Pour ou contre ?”

  1. Eric Baillargeon commente :

    Effectivement ce n’est pas fort si tel quel. D’ailleur un filtre dans mon agrĂ©gateur les exclus automatiquement. Par contre, cela peut ĂŞtre - et souvent est très-, pertinent si le billet publiĂ© ailleurs est bonifiĂ© des meilleurs commentaires (pour et contre) Ă©videmment.

    Une autre tactique qui m’exècre, - et dont je vous dĂ©voile en sortie de garde-robe ce soir -, c’est la reprise d’un billet d’un pair avec 2 ou 3 gros paragraphes liĂ© en lien au complet. C’est difficilement lisible et amoindrit au maximum la personne source au niveau SEO. Qui se reconnais(se) s’assume et se corrige !

  2. simon_lamarche commente :

    J’avoue que je suis pas mal contre. Je suis aussi abonnĂ© Ă  tous ces fils RSS et je trouve toujours spĂ©cial de voir apparaĂ®tre Ă  quelques minutes/heures d’intervalle le mĂŞme billet sur un autre blogue.

    Maintenant, je comprends très bien les auteurs de ces blogues et l’avantage de cette approche est indĂ©niable. En dupliquant le contenu, on a pas besoin de trouver du nouveau matĂ©riel pour alimenter 2 blogues…et on obtient plus de rĂ©sultats avec la mĂŞme idĂ©e.

    Ce que je trouve dommage par contre, c’est qu’on se retrouve dans une situation oĂą on peut retrouver plein de commentaires sur 2 blogues plutĂ´t qu’un seul, on dilue la discussion Ă  plusieurs endroits. C’est pas que je considère que la discussion ne peut pas ĂŞtre partout, mais quand c’est exactement le mĂŞme billet!

    J’imagine que les principaux intĂ©ressĂ©s vont expliquer leurs raisons, mais ça risque de ne pas ĂŞtre très bon pour ce blogue, car si on leur demande de faire un choix, plusieurs blogueurs risquent de choisir leur blogue personnel puisqu’ils en ont le contrĂ´le. DĂ©laisseront-ils le blogue de l’AMM par faut de temps? Trouveront-ils d’autres sujets Ă  traiter sur ce blogue? Ça risque de dĂ©pendre pas mal du nombre de visites sur le blogue de l’AMM car pour plusieurs, l’important c’est d’ĂŞtre lu!

  3. François La Roche commente :

    C’est comme publier dans un journal qui s’adresse Ă  un groupe et dans un magasine qui s’adresse Ă  un autre groupe… On risque de toucher plus de monde. Si des individus font parti des 2 groupes, ben lĂ , on espère que d’ĂŞtre lu 2 fois, ça fera mieux passer le message!

    C’est pas le principe de la pub, la rĂ©pĂ©tition? ;-)

  4. Muriel Ide commente :

    François, j’aime ton exemple du magazine et du journal. Toi, en tant que lecteur, tu aimes cela lire les mĂŞme choses dans ton journal et ton magazine favori ?

    ce que tu me dis lĂ , dans le fond, c’est un peu comme Ă©couter la radio de SRC la première chaĂ®ne et Espace Musique ? Un bel exemple de convergence finalement adaptĂ© au web ?

  5. Aurelie Ponton commente :

    Ce phĂ©nomène en agace plus d’un c’est certain.
    Certains blogues ou webzines collaboratifs l’interdisent mĂŞme complètement.

    J’avoue ne pas ĂŞtre blanche comme neige et avoir dĂ©jĂ  pratiquĂ© la “duplication” mais par manque de temps plutĂ´t que par manque de choses Ă  dire.

    Chaque fois que je l’ai fait par contre, c’est mon blogue personnel qui “Ă©copait”. Ce que je veux dire, c’est que mon blogue perso a toujours Ă©tĂ© nourri en deuxième. J’en faisais donc une “fenĂŞtre ouverte” sur mes Ă©crits dans la blogosphère. Ceux qui me lisent parce qu’il m’apprĂ©cie en tant qu’auteur pouvaient donc avoir de choisir parmi les diffĂ©rents types de billets. Étant spĂ©cialisĂ©e en contenu, j’en faisais, d’une certaine façon, un portfolio personnel.

    Je suis d’accord avec François qui parle des diffĂ©rents publics cibles et d’une convergence des contenus. Il faut cependant garder en tĂŞte que l’une des plus grande richesse de la blogosphère est sa diversitĂ©. Tentons donc de la nourrir en variant le menu!;)

  6. Issam Heddad commente :

    Imaginez une seconde si on commence Ă  dupliquer…les commentaires!

    Qu’est-ce que ce serait drĂ´le…et triste en mĂŞme temps…

    Pour revenir Ă  votre sujet, je pense qu’il faut tolĂ©rer un certain degrĂ© de laxisme, la blogosphère francophone est tellement petite (au risque de me faire lapider par toute la communautĂ©) que tout devient facilement visible.

    Alors une solution ? Ben oui, traduisez vos billets dans une autre langue! :)

  7. Guillaume Joly commente :

    Tout d’abord, je tiens à remercier Muriel Ide d’avoir bien voulu donner suite à mon commentaire. Personnellement, je lis un blogue pour la personnalité de son auteur(e) plus que pour le contenu comme tel. Un blogueur qui ne fait que relater des faits, que résumer du contenu qui existe déjà, que parler de ce qu’il/elle connaît ou de ce qu’il/fait sans jamais donner son opinion sur la chose ne me gardera pas longtemps comme lecteur. Je suis comme tous les internautes sur le Web : je suis exigent, je suis impatient et je ne pense qu’à mon propre plaisir/bénéfice.

    Amener de l’achalandage est une chose Michelle, j’en conviens. Mais ça, c’est lorsqu’on ne pense qu’aux moteurs de recherche. Si on pense plutôt aux lecteurs (ceux à qui les commentaires sont ouverts et donc ceux qu’on veut en principe faire réagir), il faut plutôt essayer d’offrir quelque chose de différent, quelque chose d’unique, quelque chose qui fera en sorte que son lectorat reviendra. Exactement comme en affaires, exactement comme sur un site de commerce électronique.

    Je suis content de ce débat, ça fait réfléchir, ça fait réagir, c’est le fun non!?

    Ce commentaire est aussi disponible ici –> http://hangar.revolver3.com/blog/2008/05/15/blogueurs-mal-blogues (petite joke de circonstance).

  8. Isabelle Lopez commente :

    Tiens, au risque de te faire tressaillir, Muriel, je duplique ;) ici ce que j’ai commentĂ© sur le blogue de Guillaume:

    «Je comprends ton point Guillaume et, dans le sens que toi tu l’expliques, je suis pas mal d’accord.

    Seulement, après une discussion avec Michelle Blanc, j’en Ă©tais venue Ă  la conclusion que de prĂ©senter un choix de mes billets personnels (ceux qui sont plus marketing en fait) pourrait intĂ©resser les lecteurs du blogue de l’AMM, puisque mon blogue ne traite pas tant que ça de marketing et que le reste du contenu pourrait ĂŞtre de trop Ă  leurs yeux.

    Mais bon, je reçois ton commentaire et je vais penser à ça. :) »

    Pourquoi redupliquer ce commentaire? Parce que tout le monde n’ira pas lire ce qui a Ă©tĂ© dit en commentaires sur le blogue de Guillaume. C’est une question d’amener l’info lĂ  oĂą sont les gens…

  9. Isabelle Lopez commente :

    Bon le commentaire de Simon Lamarche vient tout juste d’ĂŞtre visible aux lecteurs, car je viens de l’approuver. (DĂ©solĂ©e que si ça a pris une quarantaine d’heure avant d’ĂŞtre publiĂ©… )

    Simon: tu as raison quand tu dis que l’essentiel c’est d’ĂŞtre lu. MalgrĂ© ce que certains blogueurs peuvent prĂ©tendre, qu’on Ă©crive par pure envie, besoin ou dĂ©sir, sans lecteur (sans rĂ©cepteur), c’est un non-sens. Pourquoi publier sur un blogue (Internet est un lieu public) si on ne veut pas ĂŞtre lu? PlutĂ´t faire des textes en format Word, puis de les conserver sur son propre ordinateur…

    Bref, diffĂ©rents blogues, diffĂ©rents publics. L’argument de François La Roche tient la route. Dans mon cas: mon blogue s’adresse aux professionnels des communications interactives. Ça touche très peu de gens! Le blogue de l’AMM rejoint des entrepreneurs, des Ă©tudiants et les passionnĂ©s du marketing, un tout autre profil! Alors quand j’ai publiĂ© un billet et que je rĂ©alise qu’il peut correspondre Ă  l’audience de l’AMM, pourquoi ne pas leur partager?

    Je prĂ©fère rĂ©pĂ©ter ici ce que j’ai dit sur mon blogue que de faire une intro et de leur dire d’aller lire l’essentiel de mon argumentation ailleurs!

    Le blogue de l’AMM a beau ĂŞtre un blogue collectif, il faut reconnaĂ®tre qu’on sent bien la ligne Ă©ditoriale et le ton Ă  adopter. Je n’Ă©cris pas toujours de la mĂŞme façon et sur les mĂŞmes sujets; ce que j’ai Ă  dire ne correspond pas toujours Ă  ce blogue. Mais si je viens de publier chez moi quelque chose qui tombe pile dans les cordes de l’AMM, j’ai envie de le partager! Je ne suis pas pour changer les formulations de phrases, tout en disant la mĂŞme chose juste pour Ă©viter la discussion que nous sommes en train d’avoir prĂ©sentement. Et je ne veux pas non plus pour laisser tomber et ne pas partager le fruit de mes rĂ©flexions…

    Mais bon, je comprends aussi les arguments de Guillaume et de Muriel! Je ne cherche pas Ă  me dĂ©fendre, car je n’ai fait cela qu’une fois, et j’avais changĂ© l’intro en plus. :P Par contre, je crois que le sujet vaut une bonne discussion!

    C’est pourquoi je vais publier Ă  l’instant un billet (original! ;P) invitant nos lecteurs Ă  prendre connaissance de la discussion ayant lieu ici.

  10. Muriel Ide commente :

    Bon effectivement les avis sont partagĂ©s…

    Je rejoins Éric B. et j’apprends mĂŞme du coup que je peux Ă©liminer les doublons (comme quoi…).

    Comme Simon le dit, en dĂ©doublant les contenus, on dĂ©double aussi les conversations (mais d’autres diront qu’on les multiplient et iront jusqu’Ă  crĂ©er un second billet qui traite du sujet _cf ton dernier billet Isabelle;)_ pour le prouver au risque de diluer la conversation justement!

    AurĂ©lie priorise ses publications au dĂ©triment de son propre blogue. Ce n’est peut-ĂŞtre pas la meilleure solution pour sa business, on en conviendra, mais parfois un ou deux hyperliens (l’essence du 2.0…) vallent mieux que la redite. Encore une fois, l’internaute est gagnant ici.

    Merci Isabelle de nous expliquer les coulisses de ton blogue et tes intentions, ça nous éclaire.

    Moi, je trouve qu’Ă  l’heure des agrĂ©gateurs, Netvibes et autres, dupliquer le contenu c’est un peu “has been” et surtout prendre les internautes pour des valises. Mais bon, d’un point de vue strictement “rayonnement,” je comprends la compulsion des consultants et professionnels Ă  vouloir ĂŞtre le plus visibles possible. La toile est grande. Disons que sans avoir le monopole de l’utilisateur, je suis prĂ©occupĂ©e par ce point de vue : celui du lecteur. Pour le reste, comme d’habitude, c’est chacun avec sa conscience et son Ă©thique personnelle sur ce blogue.

  11. Muriel Ide commente :

    Tiens un dĂ©tail qui tue… les conversations, mais qui est dĂ©jĂ  mentionnĂ© sur le blogue de Guillaume Joly par Patrick : le fait de devoir se loguer sur ce blogue pour pouvoir y laisser ses commentaires.
    Je suis TOTALEMENT d’accord avec toi Patrick. HĂ©las, 3 x hĂ©las!

  12. Louis Delage commente :

    Je suis contre. La raison : il s’agit d’une conversation et comme on ne peut avoir la meme conversation en deux lieux, je ne vois pas comment on peut y arriver. De plus, pour reagir aux commentaires de Francois, nous ne sommes pas dans un modele de publication ou de publicite (ou la frequence compte), nous sommes dans un modele conversationnel… en quoi la repetition a un role a jouer?

  13. Michelle Blanc commente :

    C’est une question de temps, d’énergie et d’efficacité. Certains des gens qui bloguent ici le font par plaisir et ne bloguent qu’ici. D’autres le font pour une visibilité possible. Moi je le fais pour rendre service. Humblement, mon trafic est dix fois plus important chez moi qu’ici. Je n’ai pas le temps de bloguer des contenus « originaux » pour cette plate-forme et je duplique ici, ce que je considère être le meilleur et le plus pertinent de mes nombreux billets, pour cette plate-forme. Maintenant, comme je le faisais aussi jadis pour LesAffaires en ligne, je termine les billets dupliqués par la mention « déjà parue sur Michelleblanc.com », avec un hyperlien, afin de neutraliser la pénalité « duplicate content » de Google. Si cela déplait à tant de gens. Je cesserai simplement d’apparaître ici et ça ne fera pas un gros pli à ma différence. Voilà…

  14. Muriel Ide commente :

    C’est navrant de voir Ă  quelle vitesse les idĂ©es dĂ©rapent sur les ĂŞtres et rendent le dĂ©bat si stĂ©rile.

    Blogueur ou pas, je pense qu’il faut savoir faire la part des chose et la part des ĂŞtres des fois.

    Michelle, l’objectif de cette conversation n’Ă©tait nullement de discrĂ©diter ton travail de pionnière ou de te faire prendre la mouche. Ton sens du drame et de la polĂ©mique va nous manquer ;)
    En attendant, soignes ton “bobo-adviso” et reviens nous visiter dans des commentaires ouverts Ă  la critique constructive.

  15. Aurelie Ponton commente :

    Muriel, je tiens Ă  te dire que mon blogue personnel et le blogue de Mikimya, c’est 2 choses diffĂ©rentes;) Le contenu du blogue de Mikimya est beaucoup plus pointu que le contenu de mon blogue personnel qui traite de sujets plus larges.

    Ceci dit… ça en a fait du bruit ce billet!!

  16. François La Roche commente :

    Duplication en tant que lecteur… mon opinion : ça prend une micro fraction de seconde pour s’en rendre compte en relisant un titre (mĂŞme dans mon outil de lecture RSS). Alors, je passe Ă  autre chose ET JE N’EN FAIT PAS UN PLAT!

    ;-)

  17. Martin Ouellette commente :

    De façon gĂ©nĂ©rale, je trouve qu’effectivement, une publication nouvelle mĂ©rite un contenu nouveau, sinon adaptĂ©. Michelle pourrait par exemple un petit commentaire ammpcmesque Ă  un de ses billets (en intro ou extro).

    Mais d’une façon prĂ©cise, en ce qui a trait Ă  ce blogue, je trouve qu’il pourrait n’ĂŞtre qu’un aggrĂ©gateur de blogues d’ailleurs. Et les gens pourraient dĂ©cider de ne prendre que ce feed pour tous leur besoins de bloggings markcom.

    François La Roche a raison quand il dit que les duplications sont plates, mais pas graves. Mais je crois qu’elles peuvent Ă  venir banaliser la pertinence du blogue de restants.

    CelĂ  dit, merci Muriel de t’investir pour crĂ©er un blogue meilleur.

  18. Michelle Blanc commente :

    Muriel, si on me nomme et si on questionne publiquement ce que je fais, ça deviens personnel et ce n’est pas un dĂ©bat thĂ©orique. Lorsqu’on Ă©crit un billet “blogueurs mal bloguĂ©s” et que je suis spĂ©cifiquement pointĂ©e, ce n’est pas un dĂ©bat, c’est un lynchage. Si on questionne publiquement mes motivations comme tu le fait et qu’on conclut deux lignes plus loin que “c’est pas fort”, peut-ĂŞtre que « mon sens du drame » est justifiĂ©. Toi Muriel, quel est ta motivation Ă  offrir tes collègues blogueurs en pâturage Ă  la plèbe? Alors ne joue pas aux saintes ni touche après avoir toi-mĂŞme mis le feu au poudre et ne moralise plus s’il-vous-plaĂ®t. Comme le dit si bien Michael Carpentier sur le blogue de Stephan GuĂ©rin :
    Si un auteur a la gentillesse d’offrir son contenu à d’autres, la moindre des choses est de ne pas chercher noise pour un puritanisme technique qui semble de plus en plus sélectif…

    Concernant Adviso, c’est cheap de discréditer publiquement une pratique, et de la faire en cachette par en arrière depuis des années.

  19. Michelle Blanc commente :

    De plus, lorsqu’on parle de “principaux intĂ©ressĂ©s vont expliquer leurs raisons” je deviens intĂ©ressĂ©e et c’est personnel avec tout ce que cela comporte. Je n’ai pas Ă  me justifier Ă  qui que ce soit et je n’aime pas qu’on me mette sur le “spot” de cette manière. C’est insultant et on me cherche noise. Lorsqu’on me cherche, ça ne prend pas beaucoup de temps pour qu’on me trouve. VoilĂ … Dans tous les cas, l’affaire est maintenant close pour moi. Mes contenus ont de la valeur, je crois ĂŞtre d’une grande probitĂ© intellectuelle et si mes contenus n’ont plus d’intĂ©rĂŞts pour les lecteurs du blogue de l’AMM, soit. De toute façon, ce n’est pas l’AMM qui m’amène du trafic, c’est plutĂ´t le contraire. Ça permet en outre Ă  des gens de lire les billets que tu Ă©cris. De plus, l’Association Marketing MontrĂ©al ne m’apporte plus rien et j’avais dĂ©jĂ  dĂ©cidĂ© de ne pas renouveler ma cotisation annuelle. Alors disons que ça tombe bien. Mais j’aurais prĂ©fĂ©rĂ© faire une sortie plus dĂ©licate et recevoir un gentil « merci Michelle de ton aide Ă  mettre ce blogue sur la map », plutĂ´t qu’un lynchage public initiĂ© par l’une de mes collègues. La vie est ainsi ironique parfois…

  20. Martin Ouellette commente :

    Je trouve cette affaire qu’on pourrait appeler du bloggate ou encore copygate prend une drĂ´le de tourneur. Visiblement elle soulève des cordes sensibles.

    J’ai l’impression que ça pourrait nourrir de belles conversations, mais je lis plus des proclamations, des grands cris.

    Les points de chatouilles rejoints par le billet de Muriel :

    1 : Un Ă©diteur de blogue as-t-il droit de prĂ©fĂ©rer de l’originalitĂ©? Je crois que l’AMM a le droit de se poser la question sans se faire juger. C’est s amarque et la libertĂ© de parole doit assurer prĂ©valoir dans pareil cas.

    2 : Un contributeur Ă  un blogue a-t-il que des droits mais aussi des responsabilitĂ©s. Si oui, qui les dĂ©termine? C’est la règle du cheval-donnĂ©-ne-regarde-pas-la-bride qui prime?

    3 : Un contributeur Ă  un blogue collaboratif en retire-t-il quelque chose autre que les backlinks, le branding-tranfer ? S’il n’est pas payĂ©, pourquoi le ferait-il avec grands efforts? Sinon s’il appui l’association ou la marque derrière le dit blogue collaboratif me semble-t-il?

    4 : Est-il acceptable que les blogueurs sont traités souvent comme des générateurs de contenu sans frais. Le RSS est rapidement devenu Really Simple to Steal. Les blogueurs sont échaudés et sentent souvent, avec raison, un manque de respect pour leur contenu.

    5 : Le quĂŞte d’un gros lectorat est-il devenu plus important que tout le reste? La conversation devient une sĂ©rie de silos. L’article original s’est retrouvĂ© commentĂ© dans plusieurs blogues. Chacun se cachant dans son salon pour bitcher le voisin, son petit trafic, avec ses amis (et ses trolls). Il n’est plus possible de se faire une tĂŞte. L’URL et comscore/alexa sont des obsessions absurdent qui sous-tendent bien des forces dans cas. Pourtant les marques existent partout.

    J’aurais aimĂ© voir un vrai dĂ©bat. La recherche d’un auditoire se fait au dĂ©triment de la conversation, des Ă©changes. En guise de reprĂ©sailles (et d’amusement) je vais essayer de poster ce commentaire sur tous les blogues qui ont font mention. Peut-ĂŞtre que ça va aider mon ranking Google, Faites attention ils sera commenter diffĂ©remment un peu partout.

  21. Michelle Blanc commente :

    @ Martin Ouellette
    1-Muriel qui lance le débat sur le blogue de l’AMM n’en est pas l’éditrice. L’éditeur qui est Guillaume a sanctionné cette pratique depuis le début. L’AMM a le droit de se poser la question en privé, pas en public. Jamais un éditeur de journaux par exemple, n’offrirait l’un de ses journalistes en pâture aux lecteurs. Ça ne se fait tout simplement pas. Surtout que Muriel n’a aucune légitimité pour « blaster ses collègues » en public. Je me questionne sérieusement sur ses motivations.
    2-La réponse à cette question peut être fournie par Guillaume Brunet qui est l’éditeur du site. Il le fait de belle manière dans son billet La duplication de contenus, la saga continue.
    3-Bonne question à laquelle ma réponse personnelle était la satisfaction d’aider une association à se mettre à l’ère du Web et d’exposer mes meilleurs contenus à des lecteurs différents. Eh oui, j’ai fait tout ce travail « gratis » ce qui est particulièrement rare pour moi. Disons que cette expérience ne me motivera pas à être bénévole pour d’autres, sauf pour Yulbiz, qui est mon bébé.
    4-Oui je trouve que c’est un flagrant manque de respect. Je suis outrée.
    5-Je n’ai pas d’obsession de la quête du gros lectorat. Je suis cependant heureuse de voir que j’en ai un, qu’il m’est fidèle et que je jouis d’une certaine notoriété. Mais je pense avoir gardé mon originalité et mon indépendance d’esprit et de contenu et ne jamais avoir écrit pour « saisir le gros lectorat ». De plus, je suis une spécialiste du marketing internet et je mets en pratique pour moi-même les concepts et stratégies marketing que je préconise pour d’autres et ça donne clairement des résultats et j’en suis fière.
    6-L’idée d’un vrai débat est positive et je suis reconnue pour aimer les débats. Cependant quand mon nom et mon « brand » comme tu le dis si bien, sont au cœur du débat, pour moi ce n’est plus un débat théorique avec des exemples hypothétiques, ça devient une question drôlement personnelle.

    Cette réponse est fièrement dupliqué de mon propre blogue ou elle est apparue en premier

  22. Isabelle Lopez commente :

    J’appuie Michelle.

  23. Christian Aubry commente :

    Quelle querelle magnifique! On se croirait revenu au temps légendaire de pssst — la première plateforme collaborative et le premier réseau social ouvert du Québec, il y a sept ans déjà! — de ses trolls et de ses étripages sanglants, souvent assortis de claquages de portes fracassants.

    La question du “cross-posting” m’apparait totalement secondaire. Cross-poster un billet dans une page web, un flux RSS *et* une interface mobile, c’est en assurer une diffusion multi-plateforme efficace. Le cross-poster dans des sites touchant des communautés différentes, c’est en assurer une diffusion multi-publics efficace. Là-dessus, il est évident que Michelle a raison, surtout si elle l’assume de façon totalement transparente en citant l’URL du billet original

    Les agences de presse ne font rien d’autre, c’est même comme cela qu’elle gagnent leur vie. Libre aux médias qui les utilisent de se démarquer en les exploitant comme sources d’articles originaux ou de préférer les diffuser tels quels. Les lecteurs ont le droit d’en penser ce qu’ils veulent, reste qu’il s’agit d’un choix éditorial appartenant à l’éditeur, pas au lecteur. Cette discussion aurait dû avoir lieu autour d’une table éditoriale, pas sur la place publique.

    C’est tout de même un signe des temps qu’un simple lecteur puisse, aujourd’hui, se permettre de critiquer ouvertement les choix éditoriaux d’un blogue collectif en commentaire, y provoquer un méta-débat éditorial en public et engendrer un tel bordel que plusieurs collaborateurs s’en retirent tandis que les autres sont dans leurs petits souliers. Comme disait PKP à Webcom, réveillons-nous, le consommateur a désormais le dernier mot.

    La réponse éditoriale parfaite, c’est facebook, où tout est possible : le cross-posting manuel via les “Notes”, automatique via les “Blogues importés”, résumé via les tinyurl, sous forme de favoris via les “Liens publiés”, etc. Le tout est relativement transparent, chacun peut personnaliser ses alertes et ce qui compte, c’est que l’information circule chez ceux qu’elle intéresse.

    Cela signifie peut-être que le blogue n’est pas un outil suffisant pour la mission éditoriale d’une communauté de pratique et d’évangélisation comme celle de l’AMM. Il faudrait lui adjoindre d’autres fonctionnalités comme le partage de liens commentés et, pourquoi pas, les photos, les vidéos, les événements… Ou alors, comme le proposait Martin Ouelette, se contenter d’un metablog à la Yulblog.

  24. simon commente :

    Bonjour, je pense lancer un blogue et des discussions comme celles-ci sont très informatives. De telles querelles sont aussi un peu rébarbatives.

    SĂ©lectionner des billets ciblĂ©s de son rĂ©pertoire pour les partager Ă  d’autres utilisateurs Ă  travers une autre plateforme semble logique. Si je vous parle de psychologie sur mon blogue et que je pond un billet intĂ©ressant reliĂ© Ă  une discipline telle le marketing intĂ©ractif, il me semble opportun d’en faire partager une communautĂ©s dont les intĂ©rĂŞts sont directement reliĂ©s sans modifier le contenu de A Ă  Z.

    Reste Ă  savoir si votre plateforme AMM PCM est un blogue ou un endroit ou on aggrège des contenus ‘’relatifs'’ pour en maximiser la portĂ©e. De la mĂŞme manière qu’on m’a appris Ă  citer des ouvrages Ă  l’universitĂ© lors de rĂ©daction thĂ©orique, je crois que tant qu’il y a transparence le ‘’cross posting'’ une pratique justifiable.

    Je terminerais par reciter les propos de M. aubry ci haut qui nous ramène Ă  la base de cette discipline que du blogging: ‘’… l’important est que l’information circule chez ceux qu’elle intĂ©resse….'’. Quand on sĂ©pare faits et valeurs ça change la perspective du dĂ©bat.

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