Qui a peur des fantômes?
Par Aurelie Ponton, le 28 avril 2008
Si il y a un sujet qui me passionne en rédaction, c’est bien le ghostwriting!
Les pratiques elles-mêmes mais aussi ses origines et son évolution.
Pour les « non-initiés », le ghostwriting consiste à faire rédiger par quelqu’un d’autre des billets que l’on signe de son nom. Il peut s’agir de son nom personnel, de celui de son entreprise, etc.
On en parle beaucoup ces temps-ci avec la transparence des blogues et toute la question d’éthique qui s’y rattache.
Cependant, ce que certains ne savent peut-être pas, c’est que le « ghostwriting » n’est pas une pratique rédactionnelle ayant été inventée pour et par le web.
On peut observer le phénomène chez certaines célébrités désireuses d’écrire leur autobiographie par exemple. Non, elles ne la composent pas elles-mêmes! Elles engagent tout simplement un rédacteur ayant le temps et les aptitudes requises pour rendre adéquatement ce qui est dicté et hop!
On peut donc voir que cette pratique ne se limite pas qu’au web. Elle ne date vraiment pas d’hier non plus. En effet, certains personnages historiques ont eux-mêmes été, ou ont engagé des ghostwriters que l’on appelait à l’époque des « nègres ». Citons notamment Wolfgang Amadeus Mozart et Alexandre Dumas.
Mozart prenait à l’époque, des commandes (musicales) qu’il exécutait entre ses propres compositions. Alexandre Dumas quant à lui réadaptait des textes qui lui étaient confiés… et le faisait très bien! S’affichant comme le premier « entrepreneur littéraire », il est également le premier à qui l’on a associé l’expression « engager des nègres ».
Le ghostwriting est donc depuis longtemps et dans bien des domaines, un sacré bon moyen de gagner sa vie. Il soulève toutefois de nombreuses questions au niveau de l’éthique. Quels crédits doit-on donner à « l’auteur » qui signe mais qui n’a pas écrit… Est-ce que le seul fait de suggérer une ligne éditoriale et des sujets donnent à cette personne le droit de s’approprier l’ensemble de l’œuvre? Est-ce que l’on peut réellement appeler le produit fini une œuvre ou davantage une commande? Que se passe-t-il si la commande devient, des suites des réactions, une œuvre? À qui doit-on accorder le mérite?
Beaucoup de questions, bien des opinions… et un sujet des plus passionnant!
Sujet : Blogues d’affaires, Contenu, Marketing Internet, Méthode de travail, Stratégie |
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