Est-ce légal d’acheter des critiques pour obtenir des liens?

Par Gabriel Goldenberg, le 27 novembre 2009

La question m’a été posé récemment par un collègue qui travaille dans un domaine ou la concurrence en matière de référencement est très forte. Son entreprise pensait acheter des revues (dans le sens d’une critique - pas dans le sens d’un magazine) dans lesquels seraient inclus des liens vers leur site.

Comme j’étudie en droit, il m’a demandé si je pourrais lui indiquer des experts dans la matière qui pourraient émettre un avis sur la légalité de la pratique. Il cherchait d’autres experts dans le domaine du droit de l’internet, du genre Michael Geist, professeur reconnu en droit de l’internet de l’Université d’Ottawa. Quant à d’autres experts dans le domaine, je lui recommanderais volontiers le professeur Pierre-Emmanuel Moyse, de ma propre faculté de droit, soit celle de McGill.

N’étant pas un membre du barreau, je ne peux évidemment pas offrir d’opinion légale là-dessus. Mais il se trouve que j’ai fait l’étude d’à-peu-près la même question cet été. Donc je vais me permettre de répéter les informations que j’ai trouvé en faisant cette recherche là.

Comme mon ami, en entamant ma recherche dans le domaine, j’ai pensé que le domaine pertinent du droit serait le droit de l’internet. Le professeur Moyse m’a rapidement dissuadé de poursuivre cette voie. Avec raison!

Au Canada, le droit du marketing et largement régit par la Loi sur la concurrence.

C’est cette loi-là qui indique quelles sont les limites en matière de marketing trompeur. Et pourquoi est-ce que tel serait le cas?

Parce que si on achète des critiques comme moyen de se faire mieux référencer, et que ces critiques n’indiquent pas au lectorat qu’elles ont été commandités, nous risquons de tromper les consommateurs.

Souvenez-vous des flogues, ces faux blogues qui servent à faire du marketing d’affiliation mensonger.

Bref, pour plus de détails j’invite les intéréssés à lire La loi sur la concurence, et notamment les sections 52 et 74, qui traitent du sujet en long et en large.

Finalement, quoi faire si vous tenez mordicus à acheter des revues pour fins de référencement, sans vous faire pincer par Google? (Je dis Google seulement, car Bing et Yahoo acceptent les liens achetés s’ils ont de la valeur pour les humains, et pas seulement les moteurs de recherche.) Deux options se proposent à vous pour réconcilier honnêteté et référencement. (Je ne dis pas pour réconcilier droit et référencement, puisque je ne suis pas un avocat habilité à me prononcer là-dessus.)

1) Vous pouvez vous servir d’une image (sans placer de texte alternatif dans la balise) pour expliquer qu’il s’agit de la pub. Commes les images ne sont lisibles par Google, vous faites votre divulgation aux humains sans faire de divulgation à Google. Cependant, les usagers aveugles dépendent eux aussi du texte alternatif, et donc cette technique ne fairait pas de divulgation adéquate à leurs égards.

2) Vous pouvez acheter des liens sans les dissimuler dans des revues. J’ai publié un long billet à ce sujet, 101 Advanced Tips To Buy Text Links.

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Sujet : Droit, Publicité en ligne, Référencement |

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