La duplication des contenus, la saga continue

Par Guillaume Brunet, le 16 mai 2008

Quelle belle discussion au sujet de la duplication des contenus (ici, , , et …). C’est d’ailleurs une réflexion que j’ai souvent, non seulement avec mes propres contenus sur www.guillaumebrunet.com (on va en profiter pour se faire un petit backlink…) et sur ce blogue que dans mon rôle de directeur de marketing chez Transcontinental.

On le sait le Web est un média de contenus et malheureusement il y a encore beaucoup trop sites pour peu de contenus. Donc les contenus de qualité sont en demande et doivent être distribués. Plusieurs grands groupes de presse comme Transcontinental utilise la force de leurs contenus pour les placer sur des grands portails (ex : MSN) qui ont beaucoup de visiteurs, mais peu de contenus originaux et de qualité. C’est l’équivalent de la relation très saine que nous trouvons dans la nature avec les poissions nettoyeurs et les requins où chacun profite de l’autres. MSN génère maintenant une part importante de notre trafic et nous leur permettons d’avoir du contenu de grande qualité sur leurs sections.


Je me rappelle très bien que quand j’étais chez Adviso nous nous empressions d’envoyer nos articles à lesaffaires.com et à Bénéfice.net quelques heures après les avoir envoyés à nos abonnés (en voici un bel exemple de l’ami Simon : « Référencement et rendement ne riment pas pour rien » paru sur Adviso et lesaffaires.com en copie intégrale).

D’ailleurs sans vouloir être baveux, le blogue de Revolver 3 me semblait très invisible jusqu’à aujourd’hui, je leur suggère fortement de prendre les bons conseils de Michelle Blanc qui s’efforce à les aider dans ce domaine depuis plusieurs années maintenant, bien que là ils viennent de faire un bon coup.

Le Web offre d’innombrables portes d’entrées sur les contenus et il faut savoir en profiter. S’il est vrai que des pros du Web comme Guillaume Joly peuvent lire avec aisance les blogues individuels de chacun des collaborateurs du blogue de l’AMM-PCM en utilisant des agrégateurs, il n’en demeure pas moins que ce blogue que j’ai créé avec Louis Delage et la participation plus ou moins actives de plus d’une dizaine de collaborateurs ne vise pas une clientèle comme Guillaume, on l’a créé il y a plus de 2 ans dans le but :

  1. d’ouvrir les yeux sur les blogues auprès des décideurs marketing membres de l’AMM qui les croyaient à cet époque trop marginaux pour les inclure dans leur stratégie marketing ;
  2. de donner accès aux décideurs marketing à un seul endroit à des contenus de qualité sans avoir à visiter 12 blogues.

Je trouve qu’en ce sens ce blogue rempli pleinement ses objectifs initiaux. N’oublions pas non plus que les collaborateurs de ce blogue donne de leur temps pour le développement de la blogosphère en plus de travailler à temps plein à bien des endroits, il est aussi intéressant pour ses blogueurs pour assurer la pérennité de leurs contenus de les archiver sur leur propre blogue pour éviter la perte de ceux-ci s’il advenait une fermeture de ce blogue ou pour toutes autres raisons (La pérennité des blogues des grands journalistes).

C’est vrai par contre que pour des fins de référencement et d’intérêt pour nos blogues personnels la duplication des contenus compte aussi sa large part de points faibles élaborés en long et en large dans cette discussion, mais pour moi je le fais pour enrichir la blogosphère et accroître son lectorat et ses adeptes et c’est au profit de tous. Sur une note religieuse, au lieu d’être plus catholique que le pape et jouer aux extrémistes entre nous, nous devrions plutôt nous efforcer à diffuser la bonne nouvelle…

Je termine par un cri du cœur, en espérant que nous ne perdrons pas Michelle comme précieuse collaboratrice pour une si saine discussion.

En passant ce billet est exclusif au blogue de l’AMM-PCM, du mois pour quelques jours…

Évaluation :

Sujet : Blogues d’affaires, Communication, Contenu, «Parce que ça me tente» |

8 réponses à “La duplication des contenus, la saga continue”

  1. Isabelle Lopez
    Le 16 mai 2008 à 16 h 25 min

    Merci d’avoir soulevé la question de conserver les contenus, Guillaume, je n’avais pas osé l’aborder..

  2. Etienne Denis - 90 degrés
    Le 17 mai 2008 à 7 h 58 min

    Rien de tel qu’un débat houleux pour générer du trafic… ;-)
    Trois points à ajouter au débat actuel:

    1. Les individus et entreprises qui produisent du contenu le font par intérêt personnel : visibilité, trafic, positionnement, mais aussi fierté, plaisir, etc. L’altruisme pur n’existe pas, et c’est important de le comprendre. “Je le fais pour enrichir la blogosphère” signifie — et c’est très correct et très normal! — “je le fais pour ce que enrichir la blogosphère m’apporte”.

    2. Les internautes qui consultent ce contenu le font aussi par intérêt personnel : s’informer de se qui se passe, acquérir des nouvelles connaissances, sentiment d’être dans le coup, plaisir de lire, etc.

    Mon point est que dupliquer ses contenus réponds aux besoins personnels du producteur du contenu: plus de trafic, etc. C’est le #1 plus haut.

    Parfois, dans certaines situations, c’est utile pour l’internaute. Arrive un point où ça devient une pollution qui nuit à l’expérience de l’internaute. Il n’y a pas de règles fixes, c’est une question de jugement.

    Mais assumons-nous : quand on duplique notre contenu, on le fait par intérêt personnel.

    Ce qu’il faut comprendre, c’est que les points #1 et #2 que je cite plus haut sont souvent en contradiction : par exemple, les billboards sont une pollution visuelle qui ne sert personne sauf l’annonceur (et la compagnie de billboards). (On devrait selon moi les interdire, mais ça, c’est une autre histoire…)

    3. Il y a une sorte de contenu qui ne sert les intérêts de personne. Ni de la personne qui écrit, ni de la personne qui lit. Je parle ici des insultes, des procès d’intentions, des attaques gratuites envers des personnes et des entreprises.

    Faire une critique sévère est une chose. Voir http://www.bloguemarketinginteractif.com/2008/05/12/webcom-soumettez-votre-cas-a-notre-clinique-sur-les-moteurs-de-recherche/#comment-6548

    La réponse et tout le débat qui en a suivi aurait dû rester au niveau profesionnel.

  3. Christian Aubry
    Le 18 mai 2008 à 0 h 40 min

    Quelle querelle magnifique! On se croirait revenu au temps légendaire de pssst — la première plateforme collaborative et le premier réseau social ouvert du Québec, il y a sept ans déjà! — de ses trolls et de ses étripages sanglants, souvent assortis de claquages de portes fracassants.

    La question du “cross-posting” m’apparait totalement secondaire. Cross-poster un billet dans une page web, un flux RSS *et* une interface mobile, c’est en assurer une diffusion multi-plateforme efficace. Le cross-poster dans des sites touchant des communautés différentes, c’est en assurer une diffusion multi-publics efficace. Là-dessus, il est évident que Michelle a raison, surtout si elle l’assume de façon totalement transparente en citant l’URL du billet original

    Les agences de presse ne font rien d’autre, c’est même comme cela qu’elle gagnent leur vie. Libre aux médias qui les utilisent de se démarquer en les exploitant comme sources d’articles originaux ou de préférer les diffuser tels quels. Les lecteurs ont le droit d’en penser ce qu’ils veulent, reste qu’il s’agit d’un choix éditorial appartenant à l’éditeur, pas au lecteur. Cette discussion aurait dû avoir lieu autour d’une table éditoriale, pas sur la place publique.

    C’est tout de même un signe des temps qu’un simple lecteur puisse, aujourd’hui, se permettre de critiquer ouvertement les choix éditoriaux d’un blogue collectif en commentaire, y provoquer un méta-débat éditorial en public et engendrer un tel bordel que plusieurs collaborateurs s’en retirent tandis que les autres sont dans leurs petits souliers. Comme disait PKP à Webcom, réveillons-nous, le consommateur a désormais le dernier mot.

    La réponse éditoriale parfaite, c’est facebook, où tout est possible : le cross-posting manuel via les “Notes”, automatique via les “Blogues importés”, résumé via les tinyurl, sous forme de favoris via les “Liens publiés”, etc. Le tout est relativement transparent, chacun peut personnaliser ses alertes et ce qui compte, c’est que l’information circule chez ceux qu’elle intéresse.

    Cela signifie peut-être que le blogue n’est pas un outil suffisant pour la mission éditoriale d’une communauté de pratique et d’évangélisation comme celle de l’AMM. Il faudrait lui adjoindre d’autres fonctionnalités comme le partage de liens commentés et, pourquoi pas, les photos, les vidéos, les événements… Ou alors, comme le proposait Martin Ouelette, se contenter d’un metablog à la Yulblog.

  4. Isabelle Lopez
    Le 18 mai 2008 à 23 h 54 min

    Christian, tu devrais copier ce commentaire au bas de tous les billets traitant du sujet! :P

  5. Christian Aubry
    Le 19 mai 2008 à 0 h 15 min

    C’est fait sur le blogue de l’AMM, à tout le moins :)

  6. cfd
    Le 19 mai 2008 à 6 h 24 min

    «Quelle querelle magnifique! On se croirait revenu au temps légendaire de pssst — la première plateforme collaborative et le premier réseau social ouvert du Québec, il y a sept ans déjà! — de ses trolls et de ses étripages sanglants, souvent assortis de claquages de portes fracassants.»

    Je me retenais à quatre mains de le dire! (pssst, c’est il y a 9 ans! novembre 1999 pour être exact.) :)
    Plus ça change plus c’est pareil. Remarque que c’est ce qui a conduit au désintérêt de pssst!

    Et effectivement, cette chicane est magnifique: incluant des rancoeurs toutes personnelles, des propos détournés de leur sens, des égos plus grand que natures et de questions plus ou moins importantes (dans le fond!).

    Du bon divertissement! :)

  7. Guy Therrien
    Le 19 mai 2008 à 13 h 21 min

    La guéguerre sur la duplication des contenus est un peu puéril. Mais la question soulevée par Muriel Ide est toujours aussi pertinente. Par contre, ce qui est dommage c’est le niveau de personnalisation de ce débat. Si je n’ai pas de lire deux fois le même billet, ce qui est arrivé souvent, je n’ai qu’à passer au suivant. C’est tout!

  8. Martin Lessard
    Le 20 mai 2008 à 0 h 44 min

    Que ce blogue collectif soit utilisé par moment comme “agrégateur manuel” de billets publiés ailleurs plaît probablement à ceux qui passent moins de temps sur la blogosphère et qui semblent d’ailleurs, aussi, peu enclins à commenter.

    Il en ressort que ceux qui commentent ici sont des habitués et ils trouvent la double publication soit gênante (”où publier mon commentaire”) soit redondante (”J’ai deux fois le même billet”).

    La première problématique se rencontre pourtant régulièrement lors de “conversation” dans la blogosphère (la multitude de billets en réponse augmente les places de commentaires -comme c’est le cas en ce moment) et la seconde n’est qu’un détail dans un agrégateur en surcharge informationnel constant. Le vrai effort cognitif est de savoir placer son commentaire sous le billet qui a le plus de chance d’être lu ou de partir un chaîne…

    L’indication de l’url du billet d’origine correspond à une bonne pratique et devrait suffire pour les habitués. Ils sauront trouver la source et s’y abonner.

    Mais alors, la question qui reste à poser tourne autour de l’identité du lectorat du blogue de l’AMM: le besoin en contenu pourra ainsi ensuite être plus adapté (et la question du blogue collectif versus l’agrégateur manuel précisée)…

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