La cyberpsychologie
Par Aurelie Ponton, le 6 février 2008
C’est en lisant la Presse de lundi que je suis tombée sur un article fort intéressant.
On y parlait du site www.aideenligne.com, une toute nouvelle plateforme permettant la consultation de son psychologue à distance.
“Notre plateforme technologique permet la tenue, à partir d’ordinateurs personnels, de vidéoconférences totalement sécurisées. Le son et l’image sont transmis en temps réel aux deux interlocuteurs”, expliquait François Lefort dans l’article.
Actuellement, cette nouvelle initiative technologique n’est pas encore approuvée de l’Ordre des psychologues du Québec mais attire de très près son attention.
Malgré tout l’univers virtuel de www.aideenligne.com, le psychologue en question se doit de rencontrer le patient une première fois en personne avant de démarrer la relation d’aide.
Lorsque l’on songe au fait que plusieurs psychologues sont consultés par téléphone, le fait d’offrir une alternative en ligne ne propose pas un bond vers les technologies si magistral.
Par ailleurs, l’intérêt porté envers la cyberpsychologie ne date pas d’hier. Elle fait, en effet, l’objet de recherches depuis bon nombre d’années dans le milieu hospitalier et universitaire. Comme le mentionnait l’article, cette approche s’est révélée d’une grande efficacité pour traiter certaines phobies telles que les troubles paniques avec agoraphobie et les phobies simples.
Il est certain que de telles idées peuvent susciter chez les gens une forme de crainte. Le fait de consulter un professionnel afin de résoudre certains problèmes est, d’entrée de jeu, quelque chose de plutôt délicat. Baser le gros de ces échanges sur un univers virtuel plutôt qu’en personne peut, de façon compréhensible, susciter des réticences et c’est normal.
Je trouve tout de même intéressant que cette approche soit présentée de cette façon, soit bien légale et « légitime ». Si l’on pense à l’ascension fulgurante de la réalité virtuelle toutefois, c’est un aboutissement qui surprend beaucoup moins.
Par différents moyens, on clavarde avec des étrangers de sujets parfois très intimes. Quel mal y a-t-il dans ce cas à se « faire soigner virtuellement »? Le virtuel n’offre-t-il pas le loisir de pouvoir se débarrasser de certaines inhibitions? Ces inhibitions envolées, sans doute le patient peut-il arriver à se livrer davantage et ainsi, accélérer son « processus de guérison ».
Dans tous les cas, j’ai bien hâte de voir la suite dans ce secteur. Ce n’est, selon moi, qu’une question de temps avant que l’on puisse faire de la « e-psycho »!
Sujet : Communication, Contenu, Marketing Internet, Méthode de travail, Relations publiques, Stratégie, Tendances, Études |
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