La cybersécurité en entreprise
Par Julie Horn, le 14 février 2011
De plus en plus d’entreprises utilisent les médias sociaux pour faire croître leurs affaires et mieux répondre aux besoins de leur clientèle. Pour y parvenir, de nouveaux postes ont été créés afin de pourvoir aux stratégies des communications virtuelles. Dans ce cadre, les responsabilités et les défis des personnes engagées sont nombreux. Devant faire face à leurs nouvelles tâches, devoirs, tactiques et aux pièges que suppose la cybersécurité, les individus engagés doivent être en mesure de s’adapter rapidement et de travailler sous pression tout en s’occupant de plusieurs dossiers en même temps. Ainsi, les entreprises sont souvent aux prises avec un chaos propre à tout nouveau projet. C’est dans le cadre d’une meilleure compréhension des risques et des responsabilités des gestionnaires d’informations numériques que cet article proposera une discussion sur ce qu’est la cybersécurité et de quelle manière elle peut avoir un impact sur les entreprises québécoises.
Utilisation des médias sociaux en entreprise
Les médias sociaux font partie du web 2.0. Les professionnels liés aux technologies de l’information (TI) qualifient généralement le web 2.0 de structure interactive liée par l’interaction humaine. Au lieu de n’avoir que des sites Internet fixes, on y retrouve des pages où tous peuvent réagir, écrire, réfléchir et communiquer. Les médias sociaux sont le résultat de ces échanges. On y retrouve des forums de discussions, chats, blogues et différentes plateformes web populaires tels que Facebook, Linkedin, Tweeter, etc. Aujourd’hui, le concept des médias sociaux tend à s’élargir avec la venue des micro-formats, l’avancée technologique universelle, la mobilité des appareils et l’accessibilité du Net au-delà de l’ordinateur (BlackBerry, Iphone, etc.). Certains pensent que cette évolution fait partie du Web 3.0., même si aucune définition commune n’existe encore.
Les médias sociaux sont devenus un vecteur incontournable pour le marché commercial. La présence des entreprises sur Facebook, Twitter et les nombreux blogues, pages de fans et autres plateformes s’y rattachant est devenue importante face à la compétition économique internationale que suppose l’Internet. En 2009, la « proportion de cyberacheteurs connaissait une croissance moyenne de 33 % »1 et on estime une croissance de plus en plus marquée dans les habitudes des consommateurs québécois qui achètent de plus en plus sur Internet : « En novembre dernier, 20% des adultes québécois ont effectué des achats en ligne pour un total de 233 millions de dollars »2.
Concernant les particuliers sur les médias sociaux, ils sont également plus nombreux à se brancher chaque année. Par exemple, en février 2010, il y avait plus de 400 millions d’utilisateurs actifs sur Facebook3. De ce nombre, plus de 13 500 000 étaient canadiens et plus de 2 450 000 étaient québécois4. Ces chiffres démontrent un marché non négligeable pour les entreprises et une plateforme de visibilité importante pour leurs produits et services. Toujours sur Facebook, il y avait en 2010, plus de 1.5 millions d’entreprises qui y avaient une page5. Au Québec, plusieurs recherches démontrent que les entreprises sont plus lentes à se brancher sur les médias sociaux. Toutefois le nombre d’utilisateurs et le cybercommerce sont en forte croissance au Québec. Entre mars et avril 2010, le taux de croissance du commerce électronique au Québec s’élevait à 29% 6. On peut donc supposer que les entreprises québécoises seront de plus en plus nombreuses à utiliser les médias sociaux dans les prochaines années.
La cybersécurité en entreprise
Le Web 2.0 a redéfini plusieurs sphères d’activité au sein de la vie professionnelle et de la vie personnelle des Internautes. Les médias sociaux sont devenus un incontournable dans plusieurs secteurs, ce qui a développé de nouveaux besoins et un vocabulaire propre au domaine. Cette croissance a aussi entraîné une évolution et une augmentation de la cybercriminalité sous plusieurs formes. La cybercriminalité s’est raffinée au niveau de sa technique informatique et s’est accentuée par le biais de l’interaction humaine. Ainsi, les entreprises québécoises doivent maintenant prendre en compte une cybersécurité englobant des actes malveillants possibles et une cybercriminalité évolutive.
En ce qui concerne les actes malveillants, il s’agit d’actes non criminalisés qui apportent un aspect négatif à l’image, à la marque et aux employés de l’entreprise. Ce peut être via des commentaires négatifs sur un produit ou un service de l’entreprise, des vidéos diffusés sur Internet démontrant le mauvais travail d’employés, la défectuosité de certains produits ou la qualité médiocre d’un produit ou service. Quant aux cybercrimes, il s’agit d’actes considérés comme criminels selon les lois provinciales et fédérales du Canada. On y trouve plusieurs éléments qu’il est important de connaître. D’abord, plusieurs menaces proviennent de la mise en place d’outils informatiques tels que des logiciels malveillants, d’actes de piratage informatique ciblé, etc., afin de voler, de détruire, de bloquer ou de modifier des données. Ensuite, d’autres menaces peuvent provenir de l’utilisation humaine pour obtenir des informations ou des données sur des personnes, des entreprises ou des organismes ciblés afin de commettre des actes malveillants ou criminels.
En plus d’être utilisées simultanément, ces deux formes de menaces peuvent être liées à des objectifs divers tels que l’espionnage industriel, le leurre, le vol d’identité, le vol de données ou d’informations par l’entremise d’une tierce personne (via des menaces, du chantage, des pots de vin, etc.), le terrorisme, le blanchiment d’argent, la vente de produits criminalisés, la diffamation, le détournement de fonds, les crimes contre la personne (traite humaine, agression sexuelle, kidnapping, cyberpédophilie, etc.), la cyberintimidation, le cyberharcèlement, etc.
Gestion des risques
Les cas de cybercriminalité et d’actes malveillants ne manquent pas au Québec. Malheureusement, plusieurs entreprises se rendent compte des problèmes une fois qu’il est trop tard et qu’elles sont aux prises avec une crise à gérer. Pourtant, dans la majorité des cas, il aurait été simple d’amoindrir le risque par une stratégie sécuritaire adaptée à la spécificité de son entreprise.
La première règle à respecter lorsqu’on désire mettre en place une stratégie sécuritaire est de réfléchir aux spécificités de l’entreprise et aux problèmes qui peuvent survenir. De là, vous pourrez mettre en place différentes mesures pour amoindrir les risques et gérer les crises plus rapidement.
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Références:
1 Comportement des canadiens et des québécois en ligne et dans les moteurs de recherche. Orenoque. [En ligne] http://www.orenoque.com/20091201327/statistiques/comportement-des-canadiens-et-des-quebecois-en-ligne-et-dans-les-moteurs-de-recherche.html (Page consultée en mai et juin 2010)
2 Ibid
3 Statistiques Facebook- février 2010. Search Engine Optimization Manager [En ligne] http://www.seomanager.fr/statistiques-facebook-fevrier-2010.html (Page consultée en mai et juin 2010)
4 Chiffres tirés d’octobre 2009 : Internet, Facebook, Twitter VS le Québec. Le Marketing Politique 2.0. . [En ligne] http://www.marketingpolitique.ca/2009/10/internet-facebook-twitter-vs-le-quebec/ (Page consultée en mai et juin 2010)
5 Statistiques Facebook- février 2010. Search Engine Optimization Manager [En ligne] http://www.seomanager.fr/statistiques-facebook-fevrier-2010.html (Page consultée en mai et juin 2010)
6 Les achats en ligne bondissent en avril !, 18 mai 2010 par Cefrio Hyperlink [En ligne] http://blogue.cefrio.qc.ca/category/statistiques-internet/ (Page consultée en mai et juin 2010)
Sujet : Stratégie, Tendances, Web 2.0, Web 3.0 |
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