Comment tuer son commerce en ligne
Par Marc Poulin, le 28 septembre 2009
C’est l’histoire d’un gars… Non, ce n’est pas une blague. C’est une histoire vraie et elle est triste. Un monsieur, appelons-le Pierre, a une idée. Il est capable de produire, pour moins de 15$, des objets pour lesquels il y aurait un marché potentiel de millions de clients, en Amérique du Nord seulement. Or personne ne semble avoir pensé à offrir ce produit avant lui.Â
Je ne sais pas si Pierre a lu ” The Long Tail - La Longue Traîne” de Chris Anderson mais il croit qu’avec l’Internet, il pourrait joindre cette niche sans trop de mal. Il se fait construire un site web à un prix défiant toute concurrence. On y voit de belles photos de son produit sous quelques variations et on peut les acheter pour moins de 50$. Comme personne ne vient sur son site, il investit quelques centaines de dollars dans une campagne AdWord. Ceci attire bien des visiteurs mais personne n’achète. Ouch!!!
Après 4 mois en ligne, Pierre n’a toujours pas fait une seule vente. En cherchant sur Google, il trouve mon site web et m’appelle. Il me raconte son histoire et est bien découragé. Pendant que nous parlons au téléphone, je visite son site et j’identifie rapidement quelques lacunes importantes. Comme il semble avoir un budget très limité, je lui offre de faire un bilan de santé de son site web et d’identifier les éléments à corriger qui coûtent peu et rapportent le plus. Je lui envoie une proposition qui est restée sans réponse.
Je vais partager avec vous mon diagnostic. Pour avoir un commerce en ligne rentable, la recette doit comprendre les ingrédients suivants:
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Des ingrédients pour amener des acheteurs potentiels au site web;
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Des ingrédients pour convertir le visiteur en acheteur;
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Des ingrédients pour inciter le visiteur à revenir sur le site.
Amener des acheteurs potentiels au site web
Le commerce de Pierre n’existe qu’en ligne (sur Internet). Il espérait que les clients potentiels le trouveraient tout seul. Malheureusement, l’agence web qui a bâti son site n’a rien fait pour l’aider. Ses pages web n’ont pas de balises <title>, ses URL sont dynamiques et il n’a aucun contenu textuel. Évidemment, les engins de recherche n’ont rien à se mettre sous la dent…
Comme le référencement naturel ne lui apportait que très peu de visiteurs, il a acheté de la publicité en ligne. Ceci a eu un effet immédiat sur les visites. Cependant, personne n’a acheté. Je n’ai pas eu de détails sur sa campagne donc je ne sais pas si sa publicité était bien ciblée. Cependant, comme ses consultants Google AdWord étaient les mêmes qui avaient omis d’utiliser les bonnes pratiques de référencement, je serais étonné que Pierre ait été bien conseillé.Â
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Pour lire “Comment tuer son commerce en ligne (suite et fin)”.
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Collaboration spéciale : Marc Poulin est architecte et concepteur de sites web rentables. Il s’intéresse depuis plus de 10 ans au développement de sites web qui ajoutent de la valeur à l’organisation. Pour en savoir plus sur lui, consultez son site web à www.tango.qc.ca.
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Sujet : Commerce électronique, Contenu, Ergonomie et utilisabilité, Marketing Internet, Publicité en ligne |
6 réponses à “Comment tuer son commerce en ligne”
Commentaire
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Le 28 septembre 2009 à 11 h 38 min
Et si aucun visiteur n’a acheté, ce n’est pas simplement que le produit ne correspond pas à leurs besoins?
Le 28 septembre 2009 à 11 h 52 min
@Étienne,
C’est un excellent point. Dans toute démarche de vente, il faut s’assurer que le produit corresponde à un certain besoin ou suscite une envie/désir de possession. Ensuite, il faut que le prix soit raisonnable étant donné la demande.
Dans le cas du produit que Pierre tente de vendre, je suis relativement convaincu qu’il existe un marché. Encore faut-il mettre les chances de son coté pour inviter ce marché sur le site web et les convertir en clients.
Le 29 septembre 2009 à 10 h 48 min
Un autre bel exemple de “Build it and they will come”… Sur Internet comme dans la “vie réelle” une bonne idée ne suffit pas, tout est dans l’exécution et dans la planification de celle-ci.
Tous ceux et celles qui se cassent la gueule dans les émissions Shark Tank et Dragon’s Den ont le même problème. De bonnes idées, mais zéro en exécution. C’est une bonne école pour ceux qui ont “la meilleure idée au monde”.
Le 29 septembre 2009 à 13 h 28 min
Je suis d’accord avec Étienne.
Si le projet est mort dans l’oeuf (et je ne parle pas du projet de “Pierre”;)) même le meilleur commerce en ligne ne saura changer ça.
Le 30 septembre 2009 à 9 h 29 min
Ouf! C’est toujours intéressant d’avoir un exemple d’un projet qui n’a pas décollé. Je me demande fortement si les types qui ont conseillé Pierre ne sont pas des “wannabe web strategists” qui chargent cher pour une expertise inexistante.
Le 30 septembre 2009 à 9 h 36 min
@Jean-François
La réponse se trouve peut-être dans la suite du billet …