Bloguer pour la relève
Par François La Roche, le 27 septembre 2006
Dans la lignée du billet de Muriel Ide “Qui mieux que les étudiants pour faire la promo de leur école ?”, pourquoi ne pas considérer “Qui de mieux que le travailleur pour faire la promo de son métier”? Je note dans ce billet sur mon blogue d’affaires que deux industries en particulier avec qui j’ai un contact client font face à un sérieux problème de relève, la construction et le transport routier. D’autres industries font ou feront aussi face à ce même problème d’ici quelques années, les soins de santé et le textile pour n’en nommer que deux.
Est-ce que les blogues ne sont alors pas une voie pour aller rejoindre les jeunes là où ils sont, c’est-à-dire sur le Web? Voyez cet article publié par eMarketer cette semaine qui indique à quel point le Web détrône la télé et la radio chez les jeunes étudiants. Qui plus est, une autre étude référée corrobore également ce phénomène.
“These findings roughly corroborated a survey conducted earlier this year by Experience, an online career site for graduates, which showed that 43% of college students spent 10 hours or more online, compared to only 17% who watched television and 6% who listened to the radio 10 hours or more.”
Déjà les industries de métier et de technique font face à un problème de méconnaissance –on ne parle plus d’elles que pour en mentionner les problèmes– et de perception –elles ne sont plus valorisées par la société. Elles doivent aussi dorénavant rajuster les moyens et la manière avec lesquelles elles parlent aux jeunes. Et elles ont ce défi énorme de les attirer vers leurs industries avant que leur fragile équilibre de l’offre et de la demande de main-d’oeuvre ne soit rompue.
Alors, de réelles histoires de métier sur des blogues, par des gens de métier pour les jeunes… une idée qui peut tenir la route?
NOTE : je viens à l’instant de recevoir un courriel promotionnel de Forrester. J’y trouve ce petit graphique (voir à droite). Voilà une autre étude qui montre qu’on ne peut désormais plus se passer de considérer le Net comme moyen de joindre cet auditoire.
Sujet : Blogues d’affaires, Communication, Contenu, Relations publiques, Stratégie, Études |
3 réponses à “Bloguer pour la relève”
Commentaire
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Le 28 septembre 2006 à 8 h 28 min
Excellent billet.
Je me sens comme un prophète dans le désert lorsque je dis que le Web est en train d’avaler la télé. Que le portable, avec YouTube, iTunes et autres, a détrôné la télé dans le salon. Que si mon frère réachemine tous les jours des vidéos cocasses, que si mon beau-père passe des heures sur Google Maps, que si ma blonde passe des heures à bloguer et à répondre à des courriels, la télé en est à ses dernières heures…
Convertissez-vous; le royaume du Web est proche!
Pour ce qui est de la relève, voilà un épineux problème. Devra-t-on “importer” de la main-d’oeuvre : l’immigration professionnelle? Avec les réchauffements climatiques qui feront du Québec un état tropical, ce sera peut-être plus facile de l’attirer!
Le 28 septembre 2006 à 13 h 44 min
Avaler, je ne sais pas trop. Changer, certes. Je crois que les deux média se rapprochent tranquillement pas vite (pas assez pour plusieurs; trop pour d’autres).
Du point de vue de la techno, j’ai déjà une connaissance dans mon entourage qui n’a plus de télé proprement dit, mais il regarde (et écoute!) la programmation cablée sur son ordi… Question d’outillage.
Là où on risque de voir une clash (excusez la chinoiserie), c’est quand plusieurs personnes assis dans le même salon voudront regarder/écouter/surfer/bloguer/clavarder/échanger sur un même appareil! Est-ce que nous serons forcés de nous isoler chacun dans des pièces différentes pour consommer du divertissement? Devrons-nous nous munir de casques d’écoute et nous séparer des portions d’écran?
Déjà qu’on se bât pour le contrôle de la zapette…
Le 3 octobre 2006 à 8 h 37 min
Mmm… Intéressant…
Mais je reviens à ma première prémisse. Il semble que le blogue reste encore une affaire de blogueur. Je m’explique.
Si la plupart des personnes qui participent (activement) aux blogues sont une minorité d’internautes plus audacieux (je n’opserai plus utiliser le mot narcissique à ce stade…) et que même les CEO sont frileux par rapport à ce medium (voir le billet de François) comment envisager que nos aînés puissent transmettre quoique ce soit à leurs cadets ? Ils sont probablement encore scotchés devant le petit écran, ceux là ? Et quant à savoir ce que les plus jeunes pourront ttransmettre aux nouveaux nés, il est probablement un peu tôt pour se prononcer, non ?