À quand le marché de revente des noms de domaine francophone?

Par Gabriel Goldenberg, le 28 octobre 2009

Le nom de domaine d’un site est un facteur déterminant de son succès, pour deux raisons que j’aborderais ci-dessous. Pourtant, malgré leur importance extraordinaire, le marché québécois de la revente des noms de domaine est inexistant.

Le nom de domaine comme déterminant de succès

Il y a deux raisons pour lesquelles les noms de domaine ont une valeur extraordinaire.

1) D’abord, certains noms de domaine obtiennent du traffic lorsque des personnes tapent le produit ou la chose qu’ils représentent dans la barre d’addresse de leur fureteur. Par exemple, certaines personnes qui chercheraient à acheter une motocyclette taperaient motocyclette.ca dans leur fureteur.

Ce traffic est appelé traffic direct,

Plus un mot-clé est populaire chez Bing, Google etc, plus il y aura de gens pour taper le nom de domaine équivalent dans leur fureteur et y ajouter .com ou .ca etc.

Ce traffic là est hautement ciblé, étant de la même nature que le traffic d’un moteur de recherche. L’intention de la personne est de trouver un produit et donc c’est un moment propice pour leur vendre ce produit. De cette intention générale est venu l’appellation générique, que nous donnons à ces domaines qui sont composés habituellement de un à trois mots clés.

Donc si nous avons un nom de domaine générique, nous pouvons les rentabiliser sans même en faire la promotion! On peut afficher de la pub Adsense, par exemple. Ou on peut faire du commerce en ligne.

2) Même si un nom de domaine générique n’a pas de traffic direct, il demeure très utile pour le référencement.

Google et Bing positionnent un site dans leur résultats selon plusieurs facteurs. Parmi les plus importants facteurs pour être référencé plus haut est le texte d’ancrage, soit le texte du lien, comme suit: Blogue Marketing Interactif. Blogue Marketing Interactif est le texte d’ancrage de ce lien.

Si le texte d’ancrage des liens qu’un site obtient inclut les mots clés que le site cible, cela lui permet de se faire mieux référencer que si le texte était général, tel que cliquez ici.

Le hic, c’est que la plupart des liens qu’obtiendra un site se servent de son nom ou de son nom de domaine comme texte d’ancrage, plutôt que de se servir de mots clés.

Cependant, si on a un nom de domaine générique, la vie est belle. Vous pouvez le constatez pour vous-même en lisant une recherche approfondie que j’ai réalisé sur les liens (en anglais).

Conclusion

C’est dans ce contexte qu’il faut comprendre l’effet bénéfique qu’un marché des noms de domaine francophones aurait sur le commerce en ligne québécois. Si les entreprises québécoises achetaient ces noms de domaine, elles en verraient facilement un retour sur investissement positif. Et ce serait aussi un obstacle de plus à surmonter pour la concurrence, qui ne pourraient pas se servir du même nom…

Dans mon prochain billet, je décrirais le rôle et le fonctionnement de tels marchés dans le monde anglophone, et certain des grands succès qui en ont découlés.

D’ici là, je vous invite à laisser un commentaire si vous détenez des noms de domaine générique, si vous en avez acheté dans le passé ou comptez en acheter à l’avenir. Il m’intérésserait aussi de savoir comment vous vous y êtes pris pour trouver l’acheteur ou le vendeur. (Personellement, j’ai plusieurs noms de domaine générique, dont motocyclette.ca et pretautomobile.ca, par exemple.)

Évaluation :

Sujet : Marketing Internet, Référencement |

3 réponses à “À quand le marché de revente des noms de domaine francophone?”

  1. Sebastien Provencher
    Le 28 octobre 2009 à 15 h 58 min

    Bien d’accord avec la nécessité d’un marché pour les noms de domaine francophones. J’en ai vendu quelques-uns dans les dernières années mais il s’agit d’exception. J’en possède une quinzaine de générique dont Grippe.ca qui pourrait être très utile ses jours-ci.

  2. Gabriel Goldenberg
    Le 28 octobre 2009 à 16 h 04 min

    Joli nom ça, grippe.ca! Comment est-ce que tu t’y es pris pour vendre les autres noms?

  3. Antoine Laurier
    Le 30 octobre 2009 à 11 h 23 min

    Bonjour!

    Bof, est-ce vraiment nécessaire…? Ce serait avantageux pour les “domainers”, mais est-ce qu’on veut vraiment aider ce monde là? Le fameux marché des noms de domaine fait en sorte que beaucoup d’entreprises ont beaucoup de mal à réserver leurs noms de nouvelles marques ou de produits, pour finalement payer le gros prix à un ado qui n’a rien d’autre à faire que de profiter d’une faille du système. Pas glorieux, à mon avis.

    C’est heureusement beaucoup plus facile de trouver un nom de domaine non-pris en français qu’en anglais, alors, est-ce qu’on veut vraiment que ça devienne plus difficile, en faisant en sorte d’aider l’industrie des domainers? Pas sûr…!

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