La rĂ©daction Web ou l’art de tisser sa toile!

Aurelie Ponton

Dans le domaine de la rĂ©daction Web, l’hyperlien est incontournable. Il reprĂ©sente un aspect important d’une bonne expĂ©rience utilisateur. C’est un atout pour le rĂ©fĂ©rencement, la navigation, mais aussi pour l’aspect marketing du texte. Artère reliant les contenus entre eux, il donne forme Ă  la notion d’interactivitĂ© d’une bonne rĂ©daction Web.

Toutefois, l’hypernavigation, ou “navigation des hyperliens”, est une facette de la rĂ©daction Web beaucoup plus complexe qu’il n’y paraĂ®t.

Les principes de l’hypernavigation
Atout de plusieurs rĂ©dacteurs Web, les hyperliens doivent ĂŞtre utilisĂ©s de façon judicieuse. Il ne suffit pas seulement d’en insĂ©rer partout, il faut les faire jouer en faveur du texte.

Voici un survol des grands principes de l’hyperlien:

  • Limiter le nombre d’hyperliens (maximum 5 par texte);
  • RĂ©diger des hyperliens prĂ©cis;
  • RĂ©diger des hyperliens de 3 Ă  5 mots maximum;
  • Éviter les hyperliens menant 2 fois au mĂŞme contenu;
  • Souligner les hyperliens Ă  l’intĂ©rieur du contenu Web;
  • Ne pas souligner du contenu sans hyperlien;
  • Assurez-vous de fournir des hyperliens qui fonctionnent;
  • Utilisez des couleurs standards pour indiquer les hyperliens visitĂ©s des non visitĂ©s;
  • InsĂ©rez des hyperliens ouvrant dans la mĂŞme fenĂŞtre (sauf si pictogramme indiquant l’inverse);
  • Accompagnez les hyperliens d’un court texte descriptif.
    Pour appronfondir
    Tout est toujours une question d’expĂ©rience utilisateur. RĂ©daction Web, architecture Web, ergonomie Web, l’utilisateur doit toujours ĂŞtre au centre de la rĂ©flexion. Donc, pour atteindre une expĂ©rience utilisateur rĂ©ussie, il faut savoir agir pour l’internaute. Il faut savoir prendre sa place derrière la machine et se demander comment lui rendre la vie agrĂ©able au maximum. Rappelons-nous que la technologie est au service de l’humain et non le contraire.

    Jakob Nielsen, Jean-Marc Hardy et Daniel Lafrenière se sont prononcĂ©s sur la question des hyperliens. Nous oublions sans doute plusieurs experts qui en auraient long Ă  dire sur les “bonnes pratiques” en la matière.

    Toujours est-il que le constat reste toujours le mĂŞme. L’hyperlien se doit d’ĂŞtre au service de l’expĂ©rience utilisateur. Il doit ĂŞtre facile Ă  repĂ©rer,pertinent et ĂŞtre proposĂ© en quantitĂ© raisonnable. Rappelez-vous sur les utilisateurs ne cliqueront pas sur tous les hyperliens proposĂ©s.

    Pour conclure
    L’hyperlien est incontournable en rĂ©daction Web.Il aide le rĂ©fĂ©rencement, la navigation Ă  l’intĂ©rieur du texte, bref, il contribue Ă  une expĂ©rience utilisateur rĂ©ussie.

    Cependant, si l’on souhaite pouvoir en faire bon usage, il faut respecter certaines lois dictĂ©es par l’ergonomie Ă©ditoriale ou la rĂ©daction Web. Si l’hyperlien joue un rĂ´le important dans le rayon de la rĂ©daction Web, il faut faire en sorte qu’il puisse remplir Ă  plein ses fonctions.

    Gardez toujours en tĂŞte qu’une bonne rĂ©daction Web s’effectue dans la concision, la pertinence et la conscience de son lecteur.

17 réponses à “La rĂ©daction Web ou l’art de tisser sa toile!”

  1. Olivier Duffez commente :

    Merci pour cet article, c’est un sujet intĂ©ressant. J’ai l’impression toutefois que nous n’avons pas tous les mĂŞmes “lois” que l’on cherche Ă  appliquer :
    - pourquoi vouloir limiter à 5 liens par texte ? Déjà, cela dépend de la longueur du texte non ? Que pensez-vous du nombre de liens dans le contenu des articles Wikipedia ?
    - c’est vrai que 3 Ă  5 mots par lien c’est un bon “repère”, mais je pense qu’on peut sans problème en mettre plus (comme vous le faites dans les liens qui mènent Ă  cet article ou dans la blogroll)
    - les couleurs standards pour les liens, c’est dĂ©passĂ© non ?

  2. Etienne Denis - 90 degrés commente :

    Très bon post!

    J’ajoute quelques idĂ©es Ă  http://blogue.90degres.ca/redaction-web-lart-de-lhyperlien .

    (Attention, je vais ĂŞtre baveux! ;-) Tu dis “Ne pas souligner du contenu sans hyperlien”… mais tes intertitres sont soulignĂ©s?

  3. Aurelie Ponton commente :

    Bonjour Olivier, merci pour ce commentaire.

    Concernant les règles, il est Ă©vident qu’elles peuvent varier d’une perspective Ă  l’autre mais en gĂ©nĂ©ral, je suis d’avis que certaines constantes gagnent Ă  ĂŞtre observĂ©es.

    1. Pourquoi limiter? Parce que trop, c’est comme pas assez selon moi (et certains autres). Il est clair que le nombre d’hyperliens varie toujours en fonction de la longueur du texte. Il est aussi certain que plus il y aura d’hyperliens, plus le rĂ©fĂ©rencement s’en trouvera amĂ©liorĂ©. De plus, le partage d’informations ne doit jamais ĂŞtre considĂ©rĂ© avec une perspective limitative (WikipĂ©dia en est un bon exemple en effet). Cependant, insĂ©rer des hyperliens Ă  l’excès ne fera qu’Ă©tourdir le lecteur qui ne prendra pas le temps de tous les consulter.

    Toutefois, il est vrai que l’hyperlien qui plaĂ®t Ă  un ne plaira pas nĂ©cessairement Ă  l’autre donc peut-ĂŞtre qu’il est plus prudent d’en insĂ©rer davantage. Je n’ai pas “Ă©tabli” cette règle mais je vais peut-ĂŞtre la remettre en question suite Ă  cette rĂ©flexion.

    2. Pour le nombre de mots par hyperlien, je crois qu’il s’agit d’avantage d’un chiffre servant en effet de “repère”. S’il est pertinent d’intĂ©grer 7-8 mots dans l’hyperlien voir plus, il ne faut pas se restreindre pour une règle de la sorte. Par contre, je crois qu’il est important de toujours se demander si l’action est posĂ©e dans un contexte de pertinence. Je reste d’avis que trop, c’est comme pas assez.

    3. Pour ce qui est des couleurs standards, je modèrerais peut-ĂŞtre un peu mes propos en disant des “couleurs faciles Ă  repĂ©rer.” Que le lien soit vert ou bleu, ça ne change pas grand chose. Par contre, il est important que l’usager puisse premièrement distinguer rapidement oĂą se trouve les hyperliens et ensuite, pouvoir facilement diffĂ©rencier ceux qu’ils a consultĂ©s au cours de sa lecture.

    Il y a une grande importance Ă  accorder au rĂ©fĂ©rencement mais Ă©galement Ă  la qualitĂ© de la visite de l’internaute donc une sage balance des deux.

    Donc voilĂ , qu’en pensez-vous?

  4. Aurelie Ponton commente :

    T’es peut-ĂŞtre baveux Étienne mais t’es pertinent donc merci… (fatiguant!!:P);)

    T’as vu, j’ai changĂ© mes sous-titres !!!:P

  5. gregoirelac commente :

    L’hyperlien a aussi une fonction communautaire Ă©norme quand on parle d’articles de blogs. En citant en source un collègue blogueurs celui ci en est très rapidement tenu au courant par les outils tels que technorati ou encore par les outils d’analyse de traffic comme google analytics.
    En somme la technique de l’hyperlien peut aussi ĂŞtre utilisĂ©e pour “attirer” des lecteurs eux mĂŞmes rĂ©dacteur de blog, se dĂ©velopper un rĂ©seau autour de son blog ou encore crĂ©er une dynamique sur un article.

  6. Aurelie Ponton commente :

    Je suis bien d’accord avec toi GrĂ©goire! On m’a dĂ©jĂ  prĂ©sentĂ© la notion que tu exposes comme de “l’ego-surfing”. Une technique bien efficace… surtout dans une industrie comme la nĂ´tre;)

  7. Phil commente :

    Bonjour,
    article très intéressant qui confirme mes pratiques comme formateur à la rédaction web.
    J’ajouterais juste que lorsque deux liens sont contigus, ils doivent ĂŞtre discriminants. Un exemple: “news” et “nouveautĂ©s” placĂ©s l’un Ă  cĂ´tĂ© de l’autre comme liens hypertextes (contigus) ne sont pas discriminants (on ne voit pas trop la diffĂ©rence entre l’un et l’autre).
    Entre revanche entre les mots “vintage” et “nouveautĂ©s”, on voit bien les deux types d’infos très diffĂ©rentes vers lesquelles on sera amenĂ©.

    Et puis, pourquoi pas plus de cinq liens ? Pour Ă©viter Ă  l’internaute un effet labyrinthe, et une lecture trop discontinue.

  8. Aurelie Ponton commente :

    Merci de tes commentaires Phil! Pertinent toute cette matière. Je trouve très intĂ©ressant cette prĂ©sentation des liens contigus. Jean-Marc Hardy s’Ă©tait lui aussi prononcĂ© sur la question.

    Ça s’inscrit dans la logique de prĂ©cision de l’hyperlien finalement je crois.

  9. Dorianne Deshaies commente :

    Merci pour ce très bon texte.
    Je suis d’avis que de mettre trop d’hyperliens dans un texte est agaçant. Ça peut nous donner l’impression que si l’on ne consulte pas tous les liens, on ne saisira pas toute l’information, on va passer Ă  cĂ´tĂ© de quelque chose.
    De plus, j’ai parfois le sentiment qu’on insère beaucoup d’hyperliens afin d’éviter d’avoir à expliquer ou synthétiser un concept. On s’attend alors à ce que l’usager s’informe à l’aide des liens fournis…
    Pour ma part, je préfère un texte complet en soi et pour lequel on saisi le propos en entier même si l’on ne va pas sur les hyperliens présentés.
    Je pense que l’hyperlien devrait avoir une fonction complémentaire.
    Alléger le texte, oui, mais gare à ne pas entraver la compréhension.

  10. Aurelie Ponton commente :

    Merci Dorianne! Toujours apprécié:)
    Tu vois, je suis aussi de ton avis Ă  priori. Innonder un texte d’hyperliens… pas trop trop dans mes façons de faire.
    Par contre, je comprends les besoins de SEO qui peuvent ĂŞtre comblĂ©s par une insertion plus massives d’hyperliens.
    Me positionnant toujours du point de vue de l’utilisateur, je dois dire que je tente toujours de lui faciliter la vie un maximum. Je tente donc de rĂ©diger un texte explicite afin d’illustrer suffisament mon point et proposer les hyperliens comme des complĂ©ments d’informations mais ui ne sont pas nĂ©cessaires Ă  la bonne comprĂ©hensions du message que je tente de faire passer.
    Bien que les sources citĂ©es aient une influence directe sur la perception du texte, je suis d’avis que le message vĂ©hiculĂ© Ă  l’intĂ©rieur d’un billet devrait pour ĂŞtre “autonome”, fonctionner par lui-mĂŞme. Qu’en dis-tu?

  11. Dorianne Deshaies commente :

    Le texte doit ĂŞtre autonome, oui, c’est très bien dit ça.
    On pourrait mĂŞme dire auto-suffisant.

  12. Aurelie Ponton commente :

    Auto-suffisant, en effet! Les rĂ©dacteurs Web ne devraient jamais considĂ©rer l’hyperlien comme nĂ©cessaire Ă  l’Ă©lĂ©ment “comprĂ©hension” du texte mais bien comme un complĂ©ment d’information. ComplĂ©ment nĂ©cessaire dans l’ensemble de l’approche mais tout de mĂŞme, un complĂ©ment.

    Dans la mĂŞme lignĂ©e, dirais-tu que tous les Ă©lĂ©ments d’un texte Web devraient ĂŞtre auto-suffisants? Devrait-on considĂ©rer qu’aucune interdĂ©pendance ne devrait ĂŞtre prĂ©sente ou palpable entre les diffĂ©rents Ă©lĂ©ments d’un texte Web?

  13. Dorianne Deshaies commente :

    Le but est de crĂ©er un tout cohĂ©rent, chaque Ă©lĂ©ment ayant son utilitĂ© propre. Est-ce fou d’affirmer que le texte web devrait ĂŞtre aussi bien compris avec ou sans ses hyperliens ?
    Dans l’optique oĂą ces liens sont complĂ©mentaires, j’ose affirmer que oui :)
    J’utilise souvent les liens pour rĂ©aliser des textes courts suivi par des invitations Ă  continuer vers un sujet de leur choix (plus sur l’entreprise, consulter le catalogue, nous contacter). C’est souvent une bonne façon de ne pas perdre les gens en route en les incitant Ă  continuer la visite. On Ă©vite ainsi qu’ils retournent au menu et se posent la question “oĂą je vais maintenant ?”.

  14. Aurelie Ponton commente :

    VoilĂ  une vision Ă©clairĂ©e… Ă  mon humble avis:P Merci Dorianne pour ta participation active en rapport Ă  ce billet.

  15. Olivier Duffez commente :

    Très intĂ©ressants vos commentaires ! Par contre j’imagine que vous devez considĂ©rer Wikipedia comme le pire exemple Ă  ne jamais suivre ;-)

  16. Aurelie Ponton commente :

    Olivier, il y a autre chose que le sacro-saint référencement dans le Web!:P

    Non pour te rĂ©pondre plus sĂ©rieusement, je te dirais que je ne considère pas Wikipedia comme un exemple Ă  ne pas suivre. Au contraire, je trouve que c’est vraiment bien pensĂ©.

    Ce que j’aime plus particulièrement, c’est la structure avec laquelle c’est prĂ©sentĂ©. Tu lis le texte en question qui t’a amenĂ© sur le site et les hyperliens que tu consultes pendant ta lecture te redirige mais toujours Ă  l’intĂ©rieur du “terrain Wikipedia”.

    Les hyperliens “sortants” ne sont prĂ©sentĂ©s que dans le bas de l’article. C’est donc beaucoup moins mĂŞlant. Oui, il y a beaucoup beaucoup d’hyperliens, c’est vrai. Mais on parle ici d’une encyclopĂ©die qui prĂ©sente un contenu informatif et aux objectifs “uniformes”. Tu sais pertinemment que si tu cliques sur un hyperlien Ă  l’intĂ©rieur du texte, tu tomberas sur un autre source d’information au niveau et au style relativement Ă©quivalent.

    Je peux te dire toutefois Ă  quel point je me rends compte, au fil des rĂ©flexions, qu’il y a vraiment 2 Ă©coles de pensĂ©es pour les hyperliens;)

  17. Olivier commente :

    Dans ce cas, pourquoi dire qu’il faut absolument limiter le nombre de liens ? Dans une page Wikipedia, on peut en trouver des dizaines. Je disais simplement dans mon 1er commentaire que les liens (intĂ©grĂ©s au contenu) peuvent ĂŞtre utiles Ă  l’internaute ET au rĂ©fĂ©rencement…

    “il y a autre chose que le sacro-saint rĂ©fĂ©rencement dans le Web!” : je pense qu’on peut sans problème concilier tout ça mais bon… On ne va pas Ă©piloguer !

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