Développement local ou géolocalisation ?

Pascal Hebert

À l’instar de la popularité mondiale de certains sites communautaires, une vieille question me revient à l’esprit. Doit-on développer des solutions locales ou personnaliser les solutions mondiales à notre marché ?

Ce vieux débat est toujours aussi présent aujourd’hui. Par exemple, est-il pertinent pour les utilisateurs québécois que Canoe développe un YouTube québécois ? Ou la pertinence serait plutôt que Youtube adapte son offre selon chaque marché?

D’autre part, nous avons de nouveaux modèles tel que le www.lemonde.fr qui offrent la possibilité de faire du géotargeting publicitaire. Ceci signifie que si vous êtes un internaute québécois, les publicités affichées sur le site seront entièrement québécoises. Avec plus de 252 000 visiteurs uniques québécois par mois, on peut très bien comprendre pourquoi.

Revenons à Youtube. Quand on pense que le portail de vidéos le plus populaire en Amérique du Nord fait désormais partie de la famille Google, nous ne serons pas supris de voir l’option géotargeting apparaître très bientôt sur ce site.

N’oublions pas le contenu ! Celui de lemonde.fr intéresse déja plus de 200 000 Québécois. Tandis que Youtube nous offre déjà des milliers de clips québécois dont les fameux clips de la famille Dion et des Têtes à claques. J’imagine donc que le contenu est aussi pertinent ?

Alors je vous pose la question : Est-il pertinent pour les internautes québécois de reproduire une version québécoise des “succes stories” mondiaux déjà bien implantés ici ?

2 réponses à “Développement local ou géolocalisation ?”

  1. Michel Leblanc commente :

    Pour te répondre, je crois que c’est oui dans les deux cas. Il est évident que YouTube se localisera et il est aussi évident qu’il y a un besoin pour des produits plus locaux comme un YouTube/Canoë disons. À cet effet, ils doivent mettre en ligne demain, la nouvelle interface de réseau Contact qui se veut très Web 2 et qui s’approcheras progressivement de YouTube/MySpace/site de rencontres. Il y a aussi JustePourRire qui met en ligne son site humour/YouTube/MySpace. Je crois qu’il y a toujours de la place pour les marchés de niche et les marchés locaux, malgré la force de sites internationaux. À ce propos, bien que MySpace florisse, LinkedIn qui vise plus les gens d’affaires nord-américains ou encore Viaduc pour les Français, continuent de croitre

  2. Pascal Hebert commente :

    Michel, je crois effectivement qu’il y a une certaines places pour les versions locales afin de mettre en valeur certaines niches de marché. La vidéo est probablement une des avenues qui sera le plus exploitée dans les prochains mois. Certains vivront grâce à leur pertinence et d’autres passeront.

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