Urgent : à lire immédiatement

Stephane Dumont

Je viens de terminer la lecture de l’édition spéciale sur la technologie du Nouvel Observateur du mois de juin/juillet.

Voici quelques extraits de l’article « Branché non-stop » qui concerne la situation des communications actuelles. Ils m’ont fait réfléchir…

Nouvel ObservateurDans un monde où les choses vont « plus vite », les délais sont « plus courts », les flux « tendus » et les gens « pressés », l’individu « branché » (aux Technologies de l’Information et de la Communication, les TIC) court en effet le risque de ne plus réagir qu’à l’impulsion afin d’éviter ce qu’on pourrait appeler « l’effet bouchon » : l’accumulation incontrôlable d’information interdisant leur traitement efficace.

Outre le stress lié à l’activité fébrile qui en résulte, le danger d’une telle réaction est de voir remplacer la réflexion et l’imaginaire par une espèce de réflexe à parer au plus pressé. Le branché se convertit en pompier cherchant à éteindre le feu de l’urgence là où il prend. Le coup de fil a dès lors priorité sur la personne présente, le courrier électronique sur le courriel postal, et le beeper arrête tout, séance tenante. Comme si l’individu ou l’organisation se mettaient aux ordres de l’urgence devenue synonyme d’importance, l’advenant supplantant l’existant.

Le risque réside dans le fait de voir l’impulsion chasser l’imagination, et le bavardage remplacer l’échange. Le silence et le différé, conditions de retour sur le passé et de projection sur l’avenir, sont les complices d’un présent créateur. Mais, lorsque ce présent n’est plus qu’une succession d’immédiats éphémères, où se situe la continuité ?

Le sentiment d’urgence envahit toutes les sphères d’activités et semble constituer la norme, empêchant souvent d’innover, d’être proactif. Cette nouvelle norme est évidemment à prendre sérieusement en considération par tous et aura certainement un effet sur les actions marketing futures. Qu’en pensez-vous ?

2 réponses à “Urgent : à lire immédiatement”

  1. Muriel commente :

    Le sentiment d’urgence dont tu parles, c’est plutôt ce que j’appelle le rythme qui varie d’un individu à l’autre. Rythme de vie. La seule certitude qu’on a c’est qu’on va mourir un jour ! Entre notre naissance et notre mort, on vit à son rythme, avec ou sans précipitation, c’est selon. Il n’y a pas d’urgence en soi, on a tous des rythmes différents et la vie change aussi. Ceux qui ont vu les premières automobiles ont dû penser la même chose, non ? Le changement fait paniquer et peut-être aussi un peu freiner…

  2. Nicolas commente :

    Je me sens très concerné par cet article. J’ai été intérompu 4 fois par mon cellulaire ou celui de mon amie lors d’une conversation. Gestion du temp, facilité de répondre, ha, je peu me le permettre, une seconde… Et en raccrochant, on explique parfois ce qui vient de se passer, on change de sujet, on zap de conversation. On revient, on a perdu du temp et … quoi d’autre ?

    Je ne suis pas prêt a délaissé mon cellulaire ou ma boite courriel, seulement un code d’étique serait à adopter.

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